L'HALLUCINATION : ÉTAT FAIBLE
pseudesthésique, fait précisément, et différencie radicalement des autres le rouge perçu.
Mais Les perceptions appelées images virtuelles et images consécutives ne diffèrent pas seulement de la perception objective ; elles diffèrent profondément entré elles. Quelles originalités la perception appelée hallucination présentet-elle à son tour ?
Cette histoire est intimement confondue avec celle du conflit entre l’halluciné, malade ou rêveur, qui prétend créer des objets virtuels et les percevoir, et ceux qui lui crient : tu ne vois pas, tu n’entends pas, tu crois voir, tu crois entendre, ton hallucination n’est qu’image, impulsion verbale, attitude.
Contre l’hallucination-perception, nous ne nous servirons jamais de sa faiblesse,
Ses adversaires exigent souvent d'elle, pour être une perception, qu’elle ait, à se laisser percevoir et même à s’imposer, les complaisances et l’énergie d’un objet solide nettement découpé, proche, et bien éclairé. Ce n’est peut-être jamais le cas, et on ne voit pas pourquoi on exigerait d’une hallucination, pour ne pas être une image, ce qu’on n’exige pas d’une image consécutive ou virtuelle, ce qu’on n’exige même pas d’un objet.
Elle est souvent incolore, elle est souvent sans relief, elle est anéantie par la moindre perception légitime, elle n’est qu’une ébauche déformée de l’objet; peu importe; ces insuffisances ne l’empêcheraient nullement d’être une perception. La post-image appauvrit et déforme les objets plus que ne le font d'ordinaire les hallucinations et les rêves ; et quand une inscription rouge ne laisse aux yeux qui l’ont fixée que d’informes traces vertes, personne n’a scrupule à y voir des perceptions.
L'hallucination ne résiste pas à la lumière et aux objets réels. Que de post-images y résistent moins encore ! Et l’image virtuelle fournie par une vitre cesse-t-elle d’être une perception parce qu’on l’atténue, l’exténue et la tue en faisant peu à peu la lumière derrière la vitre ?
Dans l’hallucination se dissocient souvent forme, couleur et relief. Ce n’est pas douteux et c’est fort intéressant ; mais