‹ Études sur l'hallucination: II La cliniqueChapitre 58 sur 422 · PERSPECTIVES PRIVILÉGIÉES · texte numérisé non relu

PERSPECTIVES PRIVILÉGIÉES

les deux sommets a et c, a passant en avant, et b en arrière de c d. C’est le commencement de la transformation du cube en un tronc de pyramide, à petite base rectangulaire et à grande base hexagonale, Mais cette métamorphose ne s'achève pas toujours, tandis que dans n’importe quel schéma de cube, n'importe quel sommet, n’importe quelle arête peut se déplacer, peut changer de plan pour son propre compte, s’efforcer de disloquer le système et le faire tout au moins grimacer.

En allongeant à droite et à gauche le schéma d’un cube, ou plutôt, en dessinant le schéma d’un lit assez long et pas trop large, d'un lit de cuivre si l’on veut, il est assez facile d'obtenir une forte dislocation, Normalement, À D étant le chevet, si À figure son côté gauche et s’éloigne de l’observateur, B appartient également à la gauche du lit, loin de l’observateur, et ce sont, près de celui-ci, D et C qui figurent la droite du lit, Or, assez aisément, dès que le schéma s’est mis à échanger ses côtés droit et gauche, on peut voir À et C se trouver simultanément à droite, près de l’observateur ; ce sont B et D qui s’en éloignent et passent

à gauche. N'importe quel

A 8 volume, dessiné au trait

sur un plan, subit ainsi des variations, des déplacements, des mouvements intérieurs qui tendent à détruire l’objet et lui imposent des déformations, des défigurations, des Fat. métamorphoses. Quand je

schématise en douze traits

ce que j'appelle un cube, la figure « cube » est simplement privilégiée, mes douze traits peuvent représenter un certain nombre d’objets, peuvent m’apparaître sous un certain nombre de formes, parfois singulières et, en apparence, illogiques. Ces culbutes, ces grimaces, ces dislocations et ces transformations, obtenues avec quelques droites fixes et les mouvements apparents de deux ou trois points, ont peut-être plus qu’une ressemblance avec la kaléidoscopie

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