‹ Études sur l'hallucination: II La cliniqueChapitre 60 sur 422 · HALLUCINATIONS OBJECTIVES ET SUBJECTIVES · texte numérisé non relu

HALLUCINATIONS OBJECTIVES ET SUBJECTIVES

percevoir telle qu’elle est, et plus riche encore d’ambiguïtés et de possibilités, que la figure plane où nous nous obstinons à voir un cube;

Et une hallucination subjective, le visage, charmant ou hideux, aussi irréel que le volume libéré du papier, mais aussi dégagé des ingérences imaginative, motrice, affective ou rationnelle, aussi grossièrement esthésique enfin ?

Cette esthésie hallucinatoire est d'autant plus admissible qu’elle a les mêmes traits dans la perception légitime et dans l’hallucination; autant que dans les visions les plus irréelles, l’esthésie hallucinatoire est déjà familière, matérielle et sans objet, dans la perception quotidienne, utilitaire, correcte, efficace et réussie, quand les schématisations, les réductions, les abréviations, les lacunes et les erreurs dotent la conscience d’objets perçus autrement riches et vivants que les objets donnés.

Dans le chapitre suivant : Illusion du correcteur et Théorie hallucinatoire de la lecture, en nous rapprochant des hallucinations pures, nous verrons que donné, sensation, perception, réelle ou alléguée, ont des jeux plus compliqués et plus mystérieux.

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