‹ Études sur l'hallucinationChapitre 158 sur 366 · II. — Neurologie · texte numérisé non relu

II. — Neurologie

SENSATION ET IMAGE ONT DES CENTRES, ET CES CENTRES SONT DISTINCTS 1, — L’écorce est avant tout une machine à réflexes 1. Elle assure aussi, par surcroît 12, les fonctions suivantes.

Il y a dans le cerveau des zones sensitives dont l’activité détermine des hallucinations vraies ou fausses. Il y a dans le cerveau, au-dessus des zones sensitives, dans l’écorce, des mouvements qui garantissent la survie et le réveil de l’image 13, et des états stables 14, des clichés, dont la permanence assure les mêmes résultats.

La distinction des régions sensitives et imaginatives ne conduit pas à faire de la sensation et de l’image des phénomènes différents. L'opération de la zone imaginative est de même nature que celle de la zone sensitive 1,

Une image passe de l’inconscient au conscient quand le cerveau organise l’action correspondante, en réalise les conditions neurologiques préliminaires, quand le courant sensitif s’abouche dans le courant moteur 16,

Les centres sensitifs peuvent être excités de deux façons : du dehors par les objets extérieurs, et c’est l’hallucination vraie; du dedans par les neurones affectés aux images, et c’est l’hallucination fausse 17, Selon que le centre sensitif réagit à l’objet ou à l’image, à l’organe sensoriel ou aux neurones imaginatifs, l’hallucination vraie réduit l’hallucination fausse et la bloque dans le monde des images, ou se laisse au contraire réduire et neutraliser par l’hallucination fausse libérée.

Parmi les difficultés de cette théorie, notons seulement

celles-ci :

Elle exige l’extériorisation de la sensation ou de l’hallucina-

8. II, 6, 65. — 9 I, 125. — 10. Protubérance et écorce. — 11. I, 306. — 12, I, 309. — 13. I, 275, 311. — 14. I, 314, — 15, I, 274. — 16. I, 281. — 17. PRILAINT Ch Il eDarMSTetEz

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