‹ Études sur l'hallucinationChapitre 21 sur 366 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

sophique toute différente, et bien que trop commenté, l'élève de Spinoza et le philosophe de l’hallucimation.

Dans « L’Intelligence », l'élément psychique unique et suffisantes l'hallucination, et elle est primitivement endogène, interne et inétendue. Elle subit l'Illusion projective, paraît s'extérioriser, s'étendre et se situer, et devient. selon qu’elle rencontre ou non un objet correspondant, l'hallucination vraie ou l’hallucination fausse. Et voilà pour la perception.

L'image est une hallucination, une sensation externe, située et étendue. Elle subit, condition sine qua non de la vie, une réduction qui la sépare de la perception en lui rendant l'intériorité et l’inextension primitives. Cette réduction a lieu quand l’image entre en conflit avec des états contradictoires et plus forts, raisons ou hallucinations vraies. La réduction est ainsi une affaire de logique CLetIDnCe:

Hallucination vraie et image ont chacune ses centres, et ces deux systèmes de centres sont très distincts, voire « antagonistes », mais doués des mêmes fonctions. L'écorce est d’ailleurs un vaste territoire homogène où ne se différencient que des centres moteurs: et c'est précisément quand le courant centripèle s’abouche dans le courant moteur que l'image s’éveille à la conscience. C’est du prébergsonisme, et nous trouverons chez Taine, sur ce sujet, d’autres intuitions prébergsonniennes avortées.

Avec Bergson, Perception et Image semblent cesser enfin de se perdre dans l'Hallucination, et s'échappent du cerveau, chacune de son côté. La perception rejoint l'objet, est dans l’objet, est l’objet. Le souvenir est un pur psychique, ultra-cérébral et ultra-spatial.. L’hallucination enfin, souvenir ou perception, est impossible.

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