‹ Études sur l'hallucinationChapitre 30 sur 366 · LE TEMNISME DU COURT TRAITÉ · texte numérisé non relu

LE TEMNISME DU COURT TRAITÉ

corps; si bien qu’en cas de conflit entre le mouvement dirigé par l’âme et celui que dirigent les viscères, 1l y aura souffrance et angoisse #. La chute dans le préjugé de l'interaction est lourde: et un texte discuté en atténue seul l'effet : l’âme ne dirige les esprits que « médiatement » et la vraie cause est ici qu'âme et corps forment un tout dont les événements se correspondent et ne sont que deux expressions d’une même réalité F.

Si attractif quand il s’agit des mouvements volontaires, le vieux préjugé ne l’est pas moins quand il s’agit de la relation entre perception et choses perçues. Dès le début, en apprenant qu'à la perception correspond du perçu et à la réalité objective la réalité formelle, nous apprenons que ceci cause cela 16. Un entendement fini ne peut rien connaître s’il n’est déterminé du dehors Ÿ. L’homme ne peut tirer ses perceptions de soi.

Et pourquoi ? Pourquoi Leibniz est-il condamné d'avance ? En vertu d’un principe leibnizien : pas plus que l’homme ne peut tout connaître, il ne peut connaître ceci plutôt que cela; on ne peut entreprendre ou commencer de connaître cela plutôt que ceci. Résultat sauf détermination du dehors, une perpétuelle inconscience

La cause extérieure inéluctable n’est rien d’autre sinon que les choses perçues existent *, Le principal effet du corps sur l’âme est que l’âme le perçoit, ce qui a pour cause le mouvement et le repos ?!. Connaître est enfin un pur pâtir et les modes de penser ont lieu à la suite de l’action exercée sur l’homme par les objets 2,

On peut revenir de ces énoncés au parallélisme. L'effet du mouvement et du repos sur l’âme est de se faire connaître comme un objet. Dans l’unité de la substance, tous les phénomènes des attributs autres que la pensée sont des causes de pensées en ce sens qu’ils sont des objets. De ces attributs, la matière seule nous est accessible, mais elle

SACS EX EC MM A RRE 0 Manuscrit A. V. éd. A ; : XX, 9, AR . Appuhn, note, p.167. — 15. T1, XIX, 9: 16 LT 4 M7. I 1,.5, 39. — 18. I, I, 5, 30 — 19. Cf. le même argument dans Leibniz, 1. à Foucher, éd. Gehrardt [ 372. — 90. I, I, 5, 80. — M. II, XIX, 13. — 9, II, XV, 5. ;

Page 1