‹ Études sur l'hallucinationChapitre 32 sur 366 · LES MANQUEMENTS AU PARALLÉLISME · texte numérisé non relu

LES MANQUEMENTS AU PARALLÉLISME

n’en a pas moins, et toujours, son objet présent; elle est inconcevable en l’absence de son objet.

La Perception dans l’Ethique.

Après ces flottements : le rigide parallélisme de l'Ethique, parfois compromis par des propos psycho-physiologiques.

Ecartons-les. L’éthique élucide souvent le psychique par le physique; et perception, image, mémoire, association des idées, passions, s'expliquent par le cerveau. Toute la théorie de l’image repose sur un petit résumé de physique, les déductions psychologiques sortant à chaque 1instant des constatations du physiologiste. L’âme perçoit les choses quand elles affectent le corps humain, quand le corps les perçoit et tant qu’il les perçoit ?. La perception et le souvenir s'expliquent par les déformations des parties molles du cerveau et par la persistance de ces déformations, traces des objets ®. Nous imaginons une chose comme absente ex eo quod notre corps éprouve une affection qui exclut cette chose. Pour que les idées s'associent, il faut que les traces s'associent dans le corps, et la mémoire n’est qu'un enchaînement des idées suivant l’ordre des affections du corps%l, Quand se forment les idées générales, on apprend que le corps, limité, ne forme qu'un petit nombre d’images cérébrales à la fois. Si ce nombre est dépassé, il y à confusion %, d’où les universaux et les idées générales #. Après la mort du corps, on ne peut plus imaginer et se souvenir, puisque les traces des corps dans le cerveau ont disparu avec lui. Pendant la vie présente enfin, si l’on ne peut se souvenir d’une vie antérieure, c’est faute de traces cérébrales %.

Ces manquements au parallélisme ne sont qu’apparents. Le psychique s'explique toujours par le psychique et jamais par le physique; mais les deux ordres se correspon-

29 UE. IT, 17..— 30. E,, IL, 13119 91. E., II, 40, Sc. 1. — 32. Leibniz dira : les images cérébrales se mélent, mais comme les ondes produites par une pluie de cailloux dans l’eau, sans confusion. V. ENITOMIUASEESS NE) El, 40, Sc. 1. — 84. E., V, A, 2, Sc. ‘

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