SPINOZA
La Perception, l'Image, l'Hallucination.
Le souvenir : sensation faible. — Le parallélisme exige-t-il : la sensation est du psychique pur, elle n’est pas due à l’objet; ou, la sensation exige la présence de son objet, et l’image son
absence ; ou enfin, la sensation et l’image doivent, se rapportant à des situations extérieures spécifiquement différentes, différer ONG MOT Re Ar 1-2
« Percevoir » et « Imaginer ». Sens usuel. « Percevoir » a un sens Spinoziste très étendu et s'applique aux trois genres de connaïssance. L’imagination soigneusement distinguée de la raison et rapprochée des hasards cérébraux. Identification de l’image et de la sensation. « Image » s'applique aux deux états. L’imagination : puissance d’abstraction.......................... 925
PERCEPTION. — Court Traité. — Les successeurs de Descartes libèrent la sensation de tout contact et de toute action de l’objet. Ils admettent une concordance rigoureuse entre les phénomènes de la perception et ceux des objets. — Dans le Résumé des Principes, les perceptions sont représentatives et requièrent des objets, qui sont les corps et qui causent les perceptions. — Dans le Court Traité : indépendance réciproque de Matière et Pensée. Fondement paralléliste du panthéisme. Thèses parallélistes. La cause de la perception est dans la pensée mais, telle perception,
tolphenomenenna ter ele er ect ii es 5-7 Apparences non parallélistes du Court Traité. La perception est déterminée du dehors; sa cause est la chose perçue... 7-8
Retour au parallélisme. Le corps n’est pas « cause » de la perception en tant que corps, mais en tant qu'objet. La vraie cause : pensée et objet sont une même chose; liaison vigoureuse HÉMEUTB VAT ALIONS ee ne eee en Te an eee senc donne ue 8-10
Ethique. Apparences psycho-physiologiques. Perceptions et souvenirs par les impressions dans le cerveau et les traces. Explication physiologique de l’association des idées, des idées Ponéralés doi mortmeyéhique.. #1. -estitsre 0 10
Rectification de ces apparences : solidarité, non causalité. 11
La perception, indépendante de l’objet et du cerveau. Thèse
métaphysique. Confirmation expérimentale.................….…. 11-12 Le parallélisme. Perception et Objet : même chose, mêmes lois. RCE RDC TION A BOT ODJEL.. ee eee ss ere retenir e rs 12-14
Perceptions ct perçus — Individus — Ames et corps... 14-15 L'âme — idée de son corps — perçoit son corps, tout son corps, tout ce qui s’y passe. Etendue et degrés de clarté de cette DS CE DPI O D ce ON os el 15-16 Le corps, en continuité et en interaction avec d’autres corps, les perçoit. Parallèlement, l’âme les perçoit. — Elle les perçoit à travers les affections de son corps. Relativité de la percep- AG RS RE RE SR GO RSR En 16 La perception répond aux « images » des corps dans notre corps. Notre perception des objets extérieurs paraît n'être que celle denos états Ce r DRAUR Eee eee 16-18
Théorie motrice de la perception. La perception répond à tout le travail des esprits, de l’action des objets sur eux à leur ACTION SUP Les MUSCLES EN En EEE 18-19
L’IMAGE. — L'image physiologique. Le parallélisme semble exiger que la perception ait toujours un objet et que le souvenir diffère essentiellement de la perception. L'image Spinoziste, au contraire est une NallUCiDAblON ee ee 20-21
Physiologie cérébrale. Inertie. Loi de la réfiexion. Persistance de la forme d’un objet malgré de profonds changements. Impression durable de l’image d’un objet dans le cerveau. 21-22
l’affection du corps, le jeu des esprits provoqué par l’objet
peutise reproduire SANSAULE re TE EE 22-23 Identité neurologique de la perception et de l’image : même centre meme PhySIOlOLIE ER PE 23 Tendance de la perception et de l’image cérébrales à rester INACANIMENL ENÉA CIO Eee 23-24 Unique cause du passage d’une perception cérébrale de l’action au repos : une image contraire et plus forte... 24-26 L'image psychologique. — La proposition XVII... 26-28 I. — Imaginer, c’est percevoir. Analyse toute physiologique de l’image. L’âme qui imagine et se souvient affirme qu’elle percoit l'objet et Qu'Ailest présente ee 28-30
Cette thèse limite le parallélisme au sujet (âme et cerveau) et fait de l’homme un empire dans un empire. On attendait une différence intrinsèque et spécifique entre la perception et
Pa ge rit nr ne TEA APR Re 80-31 L’image-hallucination tend à persister indéfiniment... 31-32 II. — La réduction. L'image est hallucination et hypnose.
La guérison exige une cause extérieure............................. 82 1% degré de la rectification : la connaissance du vrai. L’hallu-
cination persiste mais le délire hallucinatoire cesse... 82-33
% degré de la rectification. Il ne suffit pas que l’erreur soit ôtée, 1l faut que l’imagination fausse s’évanouisse. Exemple de la situation à redresser : le rêve. Les correctifs apportés par les objets présents y manquent. — Une perception contraire et plus forte réduit l’image (coercetur, cohibetur, inhibetur).... 33-35
UTILISATION DE L’IMAGE-SENSATION DANS LE SPINOZISME. — Les idées. — Leurs associations : trois lois. — Universaux, idées
générales Mnotions ‘communes 7e 56-38 Irréductibilité des notions communes. La raison : imagination rationnelle. Utilisation explicite de XVIL............... 38-39
Passé et futur. — Identité de l’image du passé ou du futur
et de la perception du présent. L’image du temps. Réduction du passé et du futur. Comment donner à l’image du futur la force de réduire une image présente (mal présent atténué par
l’image d’un bien futur antagoniste)? Par les images rationnelles, irréductibles. Aptitude à libérer les images des variations temporelles (species æternitatis)....................... 39-41
Possible, Contingent, Nécessaire, Libre, et le mécanisme réducteur. Difficulté de la réduction des images de choses ER AU UN ee en ne 41-49
Les Passions. — Un état affectif est une image et les lois affectives sont celles des images... 42-43
Le but : la victoire de l’idée parfaitement irréductible amour intellectuel de Dieu... daunacen temegene 43
Le jeu des sentiments est réglé par les conflits et la force des MMA Be ICOL PES DONtAntes Demeure de OU eu dde UNE 43-44
Les passions : hallucinations et hypnose. Rechercher les états affectifs qui assurent le mouvement de la pensée. Mécanisme général : réduction par une affection plus forte... 44-45
L'amour et la haine. — Leur définition et leur étude ne mettent en jeu que des images. Aimer c’est assurer la persistance d’une image-perception. Haïr c’est s’efforcer d'assurer la LOOHeMIONT A DNOMIMARS RER e de dues ace ennui 45-47
Tristesse devant le malheur d’un ennemi. Percevoir ou imaginer qu’un homme éprouve une affection, c’est l’éprouver. L'image de l’ennemi vivant — même s’il est mort — c’est la Derceptionpdenlennemimvivant..….#mm.si uses 47-48
L’orgueil. — Percevoir comme réel ce qu’on désire. Ne pouvoir percevoir les réducteurs antagonistes de nos rêves. — Mésestime le soi. Nous imaginons c’est-à-dire percevons ce qui exclut notre puissance et nous ne pouvons effectivement rien. — Le souhait frustré. Quand le plaisir se renouvelle, l’absence d’une circons- DA CO RIONE COL Ur ne A TR a at nu 48-49
Se rappeler une chose qui cause notre joie, c’est la percevoir ebléprouver cette JOle SauRITÉdUCLION. ee 49
La société. — I’unique loi : assurer les perceptions aimées et réduire les perceptions détestées, le jeu des images, l’hallucination, le délire, la force. — La société est possible grâce à la force réductrice des images qui engendrent la peur... 49-50
LA PERCEPTION ET LES IMAGES DANS L’AME ÉTERNELLE. — A. — Vertu, Amour de Dieu et Images en cette vie. — Même matériel et même mécanisme : les images et les réducteurs. L'image souveraine : Dieu. Le seul bien concevab'e est d’avoir des images nombreuses, intenses, ordonnées. Toute pensée enveloppe la notion de Dieu. Béatitude : penser le plus possible. Aimer Dieu : multiplier les images irréductibles..........…. 50-52
L'idée de Dieu est en tout et en tous, constamment, adéquate et irréductible. Plus on pense ou imagine, plus on connaît et plus on aime Dieu; le mécanisme des réducteurs nous impose
son image et sa présence. On l’aime en tant qu’on l’imagine
COMME présente NP ee Te 52-54 B. — Perception. Souvenir et Image dans l'éternité. — Notre éternité est actuelle. La découvrir..." 54
L'âme éternelle, c’est la personne; plus elle imagine, plus elle est éternelle; la personne éternelle perçoit et imagine. L'amour de Dieu est en elle souverain parce que sa perception y est irréductible et réduit tout ce qui lui est antagoniste. 54-55
Objets éternels. — Le corps : mortel. L’âme : mortelle en tant qu’'idée du corps mortel, idée composée d’un simple agrégat. Le corps a une éternité. Le corps humain et ses affections ont quelque chose d’éternel, tant dans l’attribut étendue (éternité de l’essence formelle) que dans l’idée de Dieu (essence
ODjéCtiVe) error note nene = seen en Cie n ee ET LU 55-56 L'âme éternelle est une personne, une chose pensante qui formendes 1d6eR ne ne deep ee 56-57 Notre éternité est actuelle ; en prendre conscience... 57 L’imagination et la mémoire dans l'éternité. — « T’âme
éternelle n’imagine ni ne se souvient ». Spinoza ne confère la réalité qu’au concret, à l’individuel, aux images; il faut les retrouver dans l'éternité. Imaginer c’est aussi bien percevoir que se souvenir. L’âme éternelle, idée du corps, doit percevoir le corps. L’imagination mortelle est l'imagination cérébrale, avec sa relativité, son 1rrationalité et ses oublis. L'âme éternelle perçoit le mouvement. Elle se souvient éminemment... 57-59
L’entendement : imagination active et éternelle. — L’imagination cérébrale, la succession des idées selon les hasards du corps, l’imagination passive. L’entendement, à l’abri de l’expérience et de l’abstraction, travaille dans l’inné et le concret, et déduit, à partir de Dieu, d’être en être, des images. D’où sa puissance affective, son efficacité, son irréductibilité..……. 59-61
L’éternité par l'intuition des choses particulières. — Avoir une idée éternelle, c’est prendre conscience de notre éternité. — L’intuition, la connaissance du III° Genre, « le sentiment et jouissance de la chose ». L’intuition porte sur des choses parti- CulIÈTeS LABS MIMASES UNE NRA LE SEC TR 61-62
La perception de Dieu. — Irréductibilité radicale. Puissance réductrice souveraine. Par elle, les images indésirables perdent leur efficacité, c’est-à-dire leurs caractères sensoriels..….… 62-63
Résumé du Rôle des images dans l'éternité. On n’atteint Dieu qu’à force de perceptions ou images. La raison (II° genre) nous donne les images des propriétés communes. L’Intuition porte sur des choses particulières et procède par perceptions ou images. La connaissance de l’étendue, des corps, du mouvement, de l’absent et du passé, reparaît, éminente, dans l’éter-
nité personnelle. La perception de Dieu, souverainement irrédUCLIDIe Me LEREAUCELICE Sn ne decor D 63-64 Liste des principales propositions fondées sur XVII. 64-67 SPINOZA CLINICIEN ET LES HALLUCINATIONS. — V'raîté théologico-politique : prophétie et prophètes. — Pas de miracles. Tout est accessible à la raison humaïine.............................. 68 La prophétie : connaissance certaine. La certitude morale. La soumission au texte sacré, quand il affirme que Dieu à ne codes e ne cuire ane de re ipu sou 68-69 Le prophète : être d'imagination vive et d’entendement faible. Le prophète travaille avec son imagination, ses préjugés, son Le MIDOL AIN EEE E ee Mn ete ais Lee 69-70 RATÉLO LRO VE MDEOPHE TIQUE. heurte eee à 70 Révélation par visions et paroles imaginaires, irréelles. 70-71 Révélation par paroles et figures réelles correctement perçues CORIDECLDE CLEO ee in eee enr nine su nies dors den dane ee ee 71-72 Révélation par sons et figures réelles avec illusion et interprétation. Abraham et les trois anges. La Résurrection, l’Ascension, le feu du Sinaï, le Décalogue. Interprétation fausse d’un fait correctement perçu. Perception fausse d’un fait réel. 72-73
MOOD Te TASSE. em recreoceenerceecemeec eee 73-74 Pas d’intuition immédiate de Dieu................................… 74 Les hyperboles hébraïques. Les pseudo-visions................ 74
Négligences de Spinoza : il ne dit rien du caractère catastrophique des visions. Ses inexactitudes ; Samuel appelé par Dieu,
Abrahamiobtles trois NOMINES eco 75-76 La correspondance avec Boxel sur les spectres. Négation DUT ELMPIe. idees ee ce obuerdermecrn rentre eesennese -eten 77
La lettre à Peter Balling. — Balling perçoit des gémissements irréels. Attentif, il ne les perçoit plus. Distrait, il les perçoit.
Intervention des réducteurs. — Spinoza à une haliucination visuelle. Attentif, il ne la voit plus. Inattentif, elle TEDATAÎD --..........ecosemeseeenbaue ere sooononoseneos cesser csedesotentennente 77-78
Hallucination de Spinoza : dirigée par les hasards organiques. Hallucination de Balling : commandée par une situation intellectuelle eb affective... eee. ces 78-79
L’hallucination-présage confirmé ................................ 79
La description Spinoziste, description actuelle... 79-80