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RÉDUCTION DES IMAGES

au lieu de se représenter, d’un côté les traces cérébrales, de l’autre la pinéale dirigeant les esprits vers telle trace, il croyait que Descartes mettait la mémoire et ses fiches dans la glande 1, d’où une raison de plus de raiïller le précurseur. Il n’en était pas moins privé d’un moyen d'explication et se trouvait réduit à des 2nhibetur, coercetur, cohibetur, de grande puissance suggestive, mais de valeur explicative nulle.

En résumé : 1° Sous l’action de l’objet extérieur, l’organisme entre dans un certain état, une série de phénomènes organiques se réalise. C’est la perception. En l’absence de l’objet, la même série organique se renouvelle, C’est encore la perception, mais, on la nomme alors image, souvenir, perception sans objet.

2 L'image cérébrale et l’état organique qui la réveille à l’occasion sont des « affections du corps ». Toute affection du corps, supposée isolée, survit indéfiniment, mais 1l n’en est pas une qu’il ne puisse en être une autre, plus forte et contraire, capable de la détruire.

L'image cérébrale est exposée, du fait d’autres images cérébrales, à de multiples variations : maintien, augmentation d’intensité et mystérieux amoindrissements, que traduisent les termes 2nh1ibetur, cohibetur, coercetur.

Les images cérébrales ne se contentent pas de se réduire et de se succéder !’; plusieurs images peuvent veiller simultanément. Mais le corps humain est limité et ne peut former qu’un certain nombre d'images à la fois #. Quand ce nombre est dépassé, deux choses peuvent se produire : ou bien l’image devient confuse, et cette confusion organique est l’équivalent des « Universaux »; ou bien ne veillent plus que les traits communs aux images particulières, leurs différences individuelles se réduisant réciproquement, et ce sera l’idée générale. Il existe même entre les corps des traits assez communs pour qu’on isole des images cérébrales toujours favorisées, toujours renforcées, jamais inhibées, jamais réduites, toujours pré-

16. V. préf. — 17. Association des idées, qui n’a qu'une loi physiologique, laquelle n’est ni la ressemblance ni la contiguité, mais la simultanéité (II, 18). — 18. II, 40, Sc. 1.

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