GUÉRISON DE L'HALLUCINATION
conatus. Effort pour passer d’un état à un autre ? Peutêtre, car persévérer dans l'être, c’est agir et faire quelque chose 22..., tout l’effort de l’homme triste tend à écarter la tristesse..., mais, sauf ces indices, l’âme spinoziste ne montre rien de comparable à l'effort de l’âme leibnizienne pour passer de perception en perception.
Ainsi, le conatus à persévérer dans le même état, l’absence en nous d’un principe de changement, le principe d'inertie enfin s'unissent pour nous condamner à l’idée fixe et à l’hallucination.
Nous avons des souvenirs, mais ils ont deux vices capitaux : ils sont hallucinatoires et chacun tend à s’imposer indéfiniment à la conscience. Tel est le mécanisme qui nous préserve du mortel oubli. Il nous donne des souvenirs incompatibles avec la vie.
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Mais l’expérience, avec ses états changeants et l’aisance de ses distinctions entre souvenirs et sensations, montre que l’âme sait s’arracher à son hypnose.
Ce moyen n’est pas en nous; il n’est pas non plus dans l'image. Rivés à une image, nous nous contenterons de cet état et, aussi incapables de doute que de certitude, nous en resterons là . Privés du vrai sans le savoir, nous imaginerons que nous sommes dans la vérité, comme un rêveur qui croit veiller 4 C’est hors de nous qu'est le remède. Une chose ne peut être détruite que « par une cause extérieure », et « tant que nous avons égard à la chose ellemême, et non à des causes extérieures, nous ne pourrons rien trouver en elle qui la puisse détruire » #.
L’ignorant regarde le soleil : il est là, à deux cents pas; le voici à portée de la main, dans un seau d’eau. Instruisons l’ignorant, et l’erreur est corrigée. Que s'est-il passé ?
« La forme de l’erreur », comme de la laideur ou du mal ne peut consister en quelque chose de positif, sans quoi
PORN EM ME PEN UNE MS EE = 15e HE de