LOIS DES PASSIONS : LOIS DES IMAGES
dans le Court Traité, de la décision prononçant qu'une chose est bonne ?. Ensuite, il ne peut y avoir, entre nos jugements de valeur et les tendances (apsychiques) du corps qu'un simple parallélisme. Enfin, dans tout Spinoza, le désir d’une chose aussi bien que le jugement qui la déclare bonne est précédé par une connaissance, une perception, une idée de la chose et par les sensations de plaisir qu’elle apporte. L’entendement est un mode de penser différent du désir et de l’amour #, et une idée peut être sans Joie et sans désir; mais désir, joie et amour n’existent que s’il y à une idée de la chose aimée 5; mais une volition n’est que l'affirmation contenue dans l’idée « en tant qu’idée » ; volition et idée, c’est la même chose”7; mais un décret de l’âme ne se distingue pas de l’imagination ou du souvenir®; mais joie, idée de la chose qui l’apporte, connaissance du bien qui est dans cette chose, sont unies entre elles comme l’âme au corps *; mais enfin une affection, un sentiment, est une idée, quelquefois claire, souvent confuse, une perception, une imagination qui a ceci de spécial qu’elle affirme un progrès ou une chute de notre force 1°.
Les affections vont se disputer l’âme. Puisse triompher l'amour intellectuel de Dieu, conditicn de la béatitude, victoire de l’idée parfaitement irréductible.
Ramenons ces conflits — nous le pouvons — aux luttes dont nous connaissons les lois, celles des images, substances des sentiments.
Géométrie et expérience montrent que le jeu des images n’est qu’une question de force. Le seul moyen de ne pas être victime d’une image n’est pas la connaissance du vrai, c’est une image contraire et plus forte.
La même loi va régler le jeu des sentiments. La connaissance du vrai ne peut rien contre un désir; il faut un sentiment contraire, et les forces des sentiments sont celles
de leurs images !!,
2. C. T,, II, XVI, 2 — 3. II, ax. 3. — 4. I, 31. — 5. II, ax. 3. — 6. Ibid. = (1. EI, 49, —"S8/UIII, 2, 1SC, fn. V9 IV 8. M0 III défin 3 "11 "IV,
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