‹ Études sur l'hallucinationChapitre 83 sur 366 · PROPOSITIONS FONDÉES SUR LA XVII · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS FONDÉES SUR LA XVII

penser, remuer et ordonner beaucoup d’idées au lieu de se figer en quelques images. Dieu, c’est la nature, et nous ne l’étreindrons qu'à force de perceptions.

La connaissance éternelle est celle des IT° et IIT° Genres. L'une, la raison, manie rationnellement les images et nous donne les notions communes, c’est-à-dire les images des propriétés communes des choses, toujours présentes, jamais réduites. L'autre, l'intuition, porte sur des choses particulières, des êtres, des faits, des individus, procède d’être en être sans notions communes, sans raisonnements, et, libérée des sens, des traces cérébrales et de l’action du dehors, tout entière tirée de l’âme, sa cause adéquate et formelle, elle reste une connaissance par perceptions et par images. Notre connaissance des choses étendues, du mouvement, de l’absent et du passé, reparaît, éminente, dans notre éternité personnelle, I/amour intellectuel de Dieu est l’image irréductible et toute-puissante ; elle réveille le rêveur, elle remanie et ordonne le monde ancien des perceptions et des images, éteint mainte sensation à forte charge affective et la réduit à l’état d'ombre obscure, confère au contraire aux êtres et aux affections éternelles l’éclat et l’effcacité du sensoriel et du concret.

Principales propositions fondées sur II, 17.

IT PARTIE. — Propositions. 19 : L'âme ne connaît le corps humain que par les affections de celui-ci.

26 : Nous ne pouvons imaginer les corps que par les idées des affections de notre propre corps. (Démonstration du corollaire.)

35 : L'erreur est une privation de connaissance enveloppée dans une idée confuse. Exemple : la vision du Soleil à deux cents pas. (Scolie.)

40: Images confuses. Images composites. Idées générales. Notions communes. (Scolie I.)

44 : Les images et leurs relations au temps. « L’âme imagine toujours les choses comme lui étant présentes bien qu’elles n'existent pas ; à moins qu’il ne se rencontre des causes excluant leur existence présente »…. « Nous imaginons aussi le temps. » (Scolie.)

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