XVIII INTRODUCTION
de la Péninsule, en Étrurie, en Calabre, dans la Poiiille, autour des golfes de Salerne et de Naples, qu'il faut suivre les migrations de Tart, en deviner les ori .^ine^, en saisir les transformalions. Qu'elle infinie variété! Et combien, de nos jours, les élénîenls cachés de ce curieux spectacle se manifestent plus clairement, soit qu'on jette les yeux sur l'Italie méridionale, et qu'on retrouve tantôt, comme à Pestum, les grandeurs et les simplicités du caractère dorique, tantôt, comme àPompeï, la grâce et l'abondance de l'esprit Ionien soit qu'en remontant TApennin, de Pérouse à Volterre, de Cortone à Chiusi, on exhume les restes d'un art étrange, depuis longtemps célèbre mais à peine connu, de l'art Étrusque, ce composé bizarre d'influences asiatiques, aussi directes qu'évidentes, et d'enseignements grecs non moins incontestables, se confondant et s'altérant dans la rudesse persistante de populations autochlhones; art sans pareil, imparfait, inégal, inculte et rafQné, monstrueux et charmant, jamais correct, parfois sublime, semé d imitations et, malgré ses emprunts, toujours original, ou pour le moins indépendant.
On le voit donc, nous n'avions rien exagéré : la tâche est vraiment formidable : Tensemble en est immciise ,