‹ Études sur l'histoire de Metz; les légendesChapitre 8 sur 43 · Voir ci-dessus, chapitre i · texte numérisé non relu

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des trois sources que nous venons d'indiquer. Ils s'accordent assez bien entre eux, sauf sur quelques points secondaires, où ils présentent certaines différences, que nous signalerons en faisant l'analyse du récit qu'ils concernent.

La seconde version, beaucoup plus brève que l'autre, nous est transmise par Philippe de Vigneulles exclusivement, dans deux textes distincts : l'un emprunté, dit-il, à une chronique ancienne ; l'autre faisant partie d'un document essentiellement littéraire, le roman de saint Livier, dont l'analyse a trouvé place dans sa vaste compilation. Cette seconde version de la légende de la fondation n'est donnée par Philippe de Vigneulles, dans ses deux textes, que d'une manière très succincte, et on voit que c'est la première version, celle qu'il a développée d'abord d'après les « vieux gestes des Messins » comme il le dit, qui, à ses yeux, est revêtue des caractères de la vérité et mérite confiance.

La grande version comprenant certains développements qu'on ne rencontre pas dans l'autre, il semblera peut-être qu'il eût convenu de la classer chronologiquement après celle-ci, et de la considérer comme étant la seconde seulement. Cette appréciation de la valeur relative des deux versions, en sens inverse de celui que nous avons adopté, paraît en effet, à première vue, commandée par ce qu'on sait des lois de formation des récits légendaires : les plus anciens étant généralement les plus simples, tandis que les

autres sont ensuite amplifiés graduellement et enrichis des additions dues à l'imagination des conteurs ou au goût des rédacteurs. C'est au moins ce qui a lieu le plus souvent ; mais les choses sont toutes différentes en ce qui regarde les deux versions de notre légende des premiers fondateurs. Nous ne possédons de celles-ci que des rédactions de date assez récente ; nous pourrons cependant constater, en étudiant la moins étendue des deux, qu'au lieu d'avoir par rapport à l'autre le caractère d'un thème original, simple parce qu'il serait primitif, elle a bien plutôt celui d'un abrégé et d'un extrait. Voilà pourquoi on doit assigner, suivant nous, à la grande version la primauté sur la petite. C'est la grande version que nous ferons, par conséquent, connaître la première. Elle jouissait, à ce qu'il semble, d'un crédit tout particulier chez les vieux Messins; elle mérite de fixer d'abord notre attention. En voici une exposition formée du rapprochement des trois textes à peu près concordants que nous en avons, et qui ont été signalés tout à l'heure.

Après le déluge et la dispersion des peuples qui suivit la ruine de la tour de Babel, Azita, fille de Noé, et ses trois neveux, Geteth, Jazel et Zelech, fils de Sem, arrivent dans les Gaules avec leurs familles. Ils portent successivement leurs tentes en divers lieux, et s'arrêtent enfin dans une contrée où ils sont retenus par la douceur de l'air, par l'abondance des arbres

et par la richesse des pâturages. Deux fleuves se réunissaient à cet endroit : les voyageurs étaient au confluent de la Moselle et de la Seille; ils se décident à s'y fixer.

Les fils de Sem construisent en ce lieu, où Metz devait s'élever un jour, trois hautes maisons, trois châteaux, dont on prétendait, longtemps après, retrouver les traces dans des ruines qu'on observait au sommet de la montagne de Jurue, sur un mamelon voisin occupé par la cour l'Évêque, et un peu plus bas, dans une antique maison des chevaliers de Saint- Jean, construite sur un escarpement qui dominait le cours de la Moselle1. En même temps que les petitsfils de Noé bâtissaient leurs châteaux, la princesse Azita, leur tante, s'illustrait par l'établissement des arches de Jouy 2 : création ingénieuse destinée à fournir un moyen de retraite assuré, pour gagner commodément les montagnes, si un nouveau déluge venait encore à inonder les plaines. Ces faits étaient mis hors

1. Ces trois emplacements sont occupés aujourd'hui par la maison des Carmélites, près de la place Sainte-Croix, par le Marché- Couvert et par l'îlot de maisons qui domine l'abreuvoir de Sainte-Marie. (Voir le plan.)

2. Les arches de Jouy subsistent encore, en partie, près du village de ce nom. Ce sont les restes d'un aqueduc romain qui traversait la vallée de la Moselle à deux lieues environ en amont de la ville de Metz. Cet aqueduc appartenait à un système de constructions affectées jadis à la conduite des eaux de Gorze, qu'elles amenaient à Metz après un parcours de 4 ou 5 lieues. Il paraît avoir été ruiné de bonne heure. Ses magnifiques arcades, semblables aux débris d'un pont gigantesque, durent naturellement, au moyen âge, exciter l'imagination de nos crédules ancêtres, qui pouvaient ignorer leur première destination. La tradition de leur origine romaine existait cependant alors. Elle est consignée dans un des textes de notre légende des premiers fondateurs (celui de l'anonyme du xvi6 siècle).

12i4 CHAPITRE DEUXIÈME.

de doute, pour ceux qui nous les racontent, par cette circonstance, très significative à leurs yeux, que dans les antiques édifices, dont ils voyaient les restes aux lieux indiqués, ils reconnaissaient, disaient-ils, le système de construction employé à la tour de Babel et aux murs fameux de Babylone.

Les trois châteaux des petits-fils de Noé sont, pour leur défense, entourés de fossés profonds. Le peuple naissant grandit tellement que bientôt il ne peut plus y être contenu ; de nouvelles habitations s'élèvent alors de toutes parts. La nécessité de protéger cette nombreuse population exige enfin la construction d'une ceinture de murailles, qui enveloppe et les trois châteaux primitifs et les établissements créés autour d'eux. Cette première enceinte était comprise entre les deux rivières; elle avait sept portes, dont les noms se sont conservés avec le souvenir de leur emplacement. Au couchant, et le long du bras droit de la Moselle, c'étaient la porte Lavandière et la porte aux Chevaux ; au nord, sur le haut de la colline, la porte Moselle ; en descendant ensuite au bord de la Seille, la porte Saillis, puis la porte du Champ et la porte des Curtis; au sud enfin1 la porte Méridiane, à peu près au milieu d'une ligne qui, de la porte des Curtis, allait rejoindre la Moselle aux environs de la porte Lavandière2. Sur cette ligne, disait la tradition rapportée

1. Cette indication donnée par les anciens documents n'est pas rigoureusement exacte; nous la reproduisons cependant, avec cette observation qu'il serait plus juste de dire : au sud-ouest.

2. L'emplacement des sept portes de cette première enceinte est déterminé par diverses considérations, et, pour quelques-unes, par des souvenirs

par la légende, la ville n'était défendue que par un fossé et une simple palissade au lieu de l'être, comme ailleurs, par des murailles.

La nouvelle ville avait reçu le nom de Dividunum 1 , « qui est autant à dire, écrit Philippe de Vigneulles, « comme Mont des Dieux. » Elle voit un jour débarquer sous ses murs des étrangers qui avaient suivi le cours du Rhin, puis celui de la Moselle. Ils étaient conduits par Tréber, fils de Ninus, et avaient traversé la Méditerranée, puis remonté l'Océan. Ils demandent à s'établir à Metz. L'entrée de la ville leur est refusée; ils attaquent celle-ci et forcent son enceinte, vers la porte Méridiane, dans l'endroit où la clôture n'était formée, comme il vient d'être dit, que par une palispositifs. La porte Lavandière était, selon toute apparence, dans le voisinage, sinon à la tête même du Moyen-Pont actuel. La porte aux Chevaux était près du pont moderne de la préfecture, flanqué d'un moulin qu'on nommait au moyen âge le moulin de la porte aux Chevaux. La porte Moselle était dans le prolongement de la place Sainte-Croix, près de Sainte-Ségolène, sur une petite place nommée, à cause d'elle, place de Porte-Moselle. La porte Saillis était au bas de la rue Fournirue en un lieu qui a conservé son nom, près du pont de la Seille. La porte du Champ était au bas de la rue du Grand-Cerf, vers le carrefour du Quarteau; la porte des Curtis dans le voisinage de l'église Saint-Martin, souvent nommée autrefois Saint-Martin-en-Curtis. La porte Méridiane se trouvait au point à peu près où la rue Serpenoise débouche aujourd'hui sur la place Royale. (Voir le plan.)

1 . Ce nom légendaire de la ville de Metz correspond au nom historique de Divodurum. Il figure dans la première version de la légende consacrée aux fondateurs de la cité. Les deux textes de la chronique rimée et de Philippe de Vigneulles sont d'accord sur ce point. Quant à la chronique anonyme du xvie siècle, elle diffère des deux autres en ce qu'elle adopte ici une notion qui appartient spécialement, comme nous le dirons, à la deuxième version. Elle dit que le premier nom de Metz était Montmélian.

sade et un fossé. Grâce à un accord passé ensuite entre les anciens habitants et les nouveaux venus, ceux-ci s'établissent au dehors de la ville, dans un quatrième château qu'ils construisent sur l'emplacement occupé plus tard par l'abbaye de Sainte-Glossinde1.

Les deux peuples se mêlent en grandissant l'un près de l'autre, et fournissent bientôt des colonies, qui vont donner naissance aux villes de Trêves et de Tongres, de Toul, de Verdun, de Thionville et de Mousson. Metz devient la cité-mère de toute la contrée, et ceux de ses enfants qui restent dans son sein créent de nouveaux quartiers au levant de la première enceinte. Le Neufbourg et les grandes rues de Vésegneuf et d'Ayest sont peuplés par les descendants de Sem et par ceux des Babyloniens, compagnons de Tréber, devenus amis : le Neufbourg, dans la partie la plus ouverte de l'angle formé par la Seille et les anciens murs ; Vésegneuf et Ayest, dans la portion extrême de l'espace compris entre la rivière et la vieille ville'2. En même temps, un peu au-dessus du point de jonction des deux fleuves, la Seille reçoit un pont nommé le pontRémond, du nom de son fondateur Rémondus 3 .

1. Dans le lieu où se trouve actuellement l'évêché. (Voir le plan.)

2. Le Neufbourg est rappelé par une rue qui a conservé son nom; Vésegneuf est devenu la place Saint-Louis ; Ayest est occupé par l'arsenal d'artillerie. (Voir le plan.)

3. Le pont Rémond, qui existait encore au xvr siècle, est représenté aujourd'hui par le pont de la porte Sainte-Barbe à l'arsenal d'artillerie. (Voir le plan.)

Mais, dit la Chronique rimée,

En celuy temps par la prouesse De Menelaùs, roy de Grèce, Et de ceux qui tindrent sa bande Fut détruite Troye la Grande.

C'est ainsi qu'on nous annonce la chute de Troie et l'émigration de son peuple. Les Troyens fugitifs arrivent dans la vallée de la Moselle, conduits par Serpanus, un de leurs princes, qui, après avoir jeté les fondements de Scarpone, se présente à Metz, attiré par la renommée de sa splendeur. Il y est accueilli avec ses compagnons. Parmi eux se trouvaient quatre seigneurs distingués, Gornaldus, Baudocius, Reguillonus et Chaversonus, en qui les puissantes familles des Gournay, des Baudoche, des Renguillon et des Chaverson reconnaissaient plus tard les chefs authentiques de leurs illustres races. Ces nouveaux hôtes signalent leur arrivée dans la cité par de splendides travaux. Serpanus et Arenus, son frère, élèvent au sud de la ville, et à une certaine distance de la première enceinte, deux châteaux qui prennent leurs noms, et qui deviennent bientôt de nouvelles portes pour la cité agrandie : la porte de Serpanus et la porte d'Arenus1.

Une longue rue joint alors l'ancienne porte Méri-

1. Ces deux portes nouvelles sont la porte Serpenoise et la porte aux Arènes. La première, supprimée vers le milieu du xvie siècle, ouverte de nouveau en 1851, donne maintenant accès à la gare du chemin de fer; l'autre est représentée par la porte Saint-Thiébault, qui occupe à peu près son emplacement. (Voir le plan>)

diane à la porte de Serpanus, et, pour couvrir les quartiers récemment fondés, une muraille élevée entre le château de Serpanus et celui d'Arénus est prolongée d'une part jusqu'à la Moselle, et de l'autre jusqu'à la Seille. Du côté de la Moselle, la nouvelle enceinte, au point où elle se rattachait à l'ancienne, formait avec elle un angle auquel reste depuis lors attaché le nom significatif d'Anglemur :

Anglez estoit sur la riuière Dessus la porte Lauandière Et quant Serpanus y fît mur Adonc fut nommé Anglemur.

Ce lieu ne devait se peupler que beaucoup plus tard ; mais du côté de la Seille le mur de Serpanus enveloppait des quartiers précédemment constitués en dehors des anciens murs : Ayest et Vésegneuf ; le Neufbourg, à l'extrémité duquel venait de s'élever la nouvelle porte d'Arénus ; et près de là, en se rapprochant de la rivière, le Ghamp-à-Seille, vaste place destinée à être un jour le forum de la république messine. Metz a dès lors sa seconde enceinte ; celle-ci est, comme la première, comprise entre la Seille et la Moselle.

Bientôt cependant l'espace manque de nouveau à la cité dans ces limites, et, au delà des deux rivières qui l'étreignent, les Troyens, compagnons de Serpanus, construisent, de part et d'autre, les importants faubourgs d'Outre-Seille et d'Outre-Moselle. Le premier, sur la rive droite de la Seille, est enfermé dans une clôture particulière de murailles, avec deux portes,

l'une au midi, l'autre à l'orient. Le second, enveloppé aussi de murs, occupe l'île formée entre le petit canal de la Moselle et le grand bras de cette rivière, sur lequel s'ouvrent deux portes, la porte Dolbe et la porte Mélande, ainsi nommées à cause de deux seigneurs troyens, leurs fondateurs, Dolbus et Mélandus, qui étaient frères.

La cité se trouvant au milieu de plusieurs villes fondées par des colonies sorties de son sein, le vieux Dividunum des enfants de Sem quitte alors ce premier nom, et prend, par le conseil de Serpanus, celui de Médiomatricum, « qui vaut autant à dire, écrit Phi- « lippe de Vigneulles, comme moyenne mère des « autres cités. »

Telle est en abrégé l'histoire de la fondation de Metz dans la légende, suivant la première et la plus considérable de ses deux versions. La présence des enfants de Noé, des Babyloniens et des Troyens aux rives de la Moselle, pour l'accomplissement de cette œuvre, est, il faut en convenir, d'une invraisemblance qui résisterait à toutes les interprétations ; à moins qu'on ne voulût voir dans cette indication une sorte de souvenir éloigné des migrations d'orient en occident, qui paraissent avoir fourni les premiers éléments de la population de nos contrées. Les noms donnés aux personnages et aux peuples sont, en tout cas, imaginaires, aussi bien que la date assignée à leurs actes. Mais, à côté de cette portion évidemment fic-

tive du récit, on trouve dans celui-ci, pour ce qui est de la construction première et des accroissements successifs de Metz, d'autres notions qui peuvent avoir une certaine réalité. C'est au moins ce qui semble ressortir de divers indices dont nous allons maintenant apprécier la valeur.

En considérant dans son ensemble le tableau que nous venons d'esquisser, on a lieu de s'étonner de l'étrange contraste que présentent plusieurs de ses éléments. On remarque, d'une part, l'audacieuse incohérence avec laquelle y sont jetées les indications imparfaites empruntées en même temps à l'histoire sacrée et à l'histoire profane, aux souvenirs du déluge et de la dispersion des peuples, à ceux des révolutions de Babylone et de la ruine de Troie ; et, d'autre part, on constate la logique rigoureuse avec laquelle s'y trouvent reliés entre eux les faits matériels du premier établissement de la cité et de ses développements progressifs. Les caractères tout différents de ces notions disparates ne disent-ils pas suffisamment qu'il faut rapporter celles-ci à des sources également différentes, et séparer ces éléments hardiment rapprochés les uns des autres, mais faciles à distinguer aux marques si prononcées de leur diverse origine? N'y voit-on pas, d'un côté, la part incontestable de l'imagination ; de l'autre, celle très probable de la tradition? Voudra-t-on, pour ce qui semble appartenir à celle-ci, faire honneur au seul esprit de combinaison de l'enchaînement remarquable des faits qui s'y rap-

portent? Dira-t-on que, si le roman chronologique pèche faute d'avoir été composé avec le secours des tables historiques inconnues à ses auteurs, le roman topographique, si l'on peut s'exprimer ainsi, enfanté en présence des lieux mêmes dont il décrit les dispositions, doit à cette circonstance la solidité de ses conceptions ?

Cette explication semble peu admissible, car, dans le système topographique développé par la légende, on ne saurait voir un tableau d'ensemble comprenant des faits simultanés capables d'être saisis d'un coup d'œil par un observateur. Il faut, au contraire, y reconnaître l'exposition rationnelle d'une série de faits successifs appartenant à des époques différentes. La réalité de ceux-ci est aujourd'hui prouvée en plusieurs points ; elle l'est seulement grâce à des investigations de date récente et à des procédés de critique ignorés des hommes du moyen âge. Ce que l'art des inductions historiques ne leur avait assurément pas appris, leur imagination eût-elle suffi à le leur faire trouver? Cela n'est pas impossible, sans doute; mais cela est fort incertain. N'est-il pas plus simple de penser que ce qu'ils savaient sur ce sujet, c'est à la tradition qu'ils le devaient?

Le peuple messin, on ne saurait en douter, conservait le souvenir de certains faits relatifs à l'origine et aux accroissements successifs de la cité. La vérité de ces faits est attestée par diverses circonstances, notamment par l'enchaînement si logique avec lequel

ils se présentent dans le récit que nous en fournit la légende. Celle-ci, réduite à ces termes, semble se prêter à une explication que nous voulons tenter maintenant. Revenons pour cela sur le tableau qui précède, et, en le considérant cette fois dégagé des fables qui l'accompagnent, faisons ressortir le caractère de réalité qui appartient, croyons-nous, à quelques-uns de ses traits.

Tout d'abord, sans tenir compte de cette fantastique antiquité, qui remonte au déluge, oublions et les fils de Noé, et les Babyloniens, et les Troyens; rappelonsnous seulement certaines indications que justifient des preuves positives, ou dont la vraisemblance au moins montre la valeur. Metz a été primitivement un lieu de refuge, dans une position facile à défendre, au confluent de deux fleuves. Ses premières murailles ont eu pour objet de renforcer cette situation, en se modelant sur ses dispositions naturelles. Les murs ont dû se borner alors à embrasser, comme on nous le dit, une partie de l'espace compris entre les rivières. La légende mentionne avec ce caractère déterminé l'enceinte aux VII portes, dont la réalité est démontrée par des témoignages de plus d'un genre. En effet, le souvenir des portes qui lui sont assignées s'est conservé pendant longtemps, avec leur nom, en divers lieux 1 dont la situation répond très bien aux données de la légende, et dessine comme elles la figure de

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