I.IVRK PREMIER
propres à les engraisser de manière à ce que le sang , épaissi , ne s’écoulât de la blessure que goutte à goutte. La mort du patient , ainsi retardée, laissait les spectateurs jouir des convulsions de sa lente agonie !
Les Grecs avaient aboli de très bonne heure la coutume de faire combattre leurs captifs aux funérailles des capitaines tués dans la mêlée. Les Romains, au contraire , étaient déjà civilisés , quand ils instituèrent ces solennités cruelles. Elles devinrent si agréables àla féroce multitude, que les ambitieux , pour gagner ses suffrages , en firent souvent tous les frais.
Antiochus-Epiphanes attira de Rome dans la Grèce quelques troupes de gladiateurs. Leurs premiers exercices ne causèrent qu’un étonnement mêlé d’épouvante. Il fallut bien du temps pour qu’on s'y accoutumât; mais les Athéniens ne voulurent jamais admettre , chez eux , de telles horreurs.
Sous le règne de Néron et par ordre de ce tyran sanguinaire , l’amphithéâtre oii se donnaient ces jeux , fut recouvert de sable d'or.
DÉTAILS SUPPLÉMENTA IRES.
Romulus et Numa admirent dans leurs temples rustiques les idoles que les petites colonies d Évandre et d’Éne'e avaient transportées en Italie , etc.
Le fameux palladium apporté de Phrvgie, et dont les Grecs, a-t-on dit, n’avaient ravi que la copie aux Troyens, fut dans la suite recueilli par Numa, qui le cacha dans le réduit le plus obscur du temple de Vesta ; car il avait su persuader aux Romains que les hautes destinées de leur nation étaient attachées à la conservation de ce grossier simulacre de Pallas.
Les idoles de Samothrace étaient de même gardées mystérieusement dans le temple. On ignore si ces images étaient celles de Neptune et d’Apollon, divinités qui passaient pour avoir construit les remparts de Troie, ou seulement les effigies de Castor et de Pollux. Elles étaient soustraites à tous les regards; mais il était de foi que trois puissances célestes s’occupaient spécialement des intérêts du peuple romain.
Plutarque nous apprend que Numa , bien