LIVRE PREMIER
Thrace, sa patrie, bien avant le siège de Troie, au temps à peu près de Josué et des juges d’Israël. Il parait que la doctrine mystérieuse de ce thaumaturge avait pour base la croyance d’un Dieu unique, de qui toutes choses ont tiré l’étre
On trouve dans le fragment d’un poème antiifue, qu’on soupçonnait être un de ses ouvrages, le passage suivant : Tout est dans Jupiter, V étendue éthérce et son élévation lumineuse , la mer, la terre, t Océan, l'ahyme du Tartare, les fleuves, les dieux et toutes les déesses, tout ce qui est né et tout ce qui doit naitre ; tout enfin est renfermé dans le sein de ce dieu.
Auteur de la plus ancienne théogonie grecque, Orphée institua dans son pays natal et au retour du voyagé qii’il fit en Égypte, les mystères sacrés auxquels les prêtres de ces contrées l’avaient initié. Ce poète enseignait les principes secrets de l’astrologie. l.a lyre, selon ses idées, était l’emblème de l’harmonie des planètes.
DÉTA.1LS SCPPLÉHENTAIRES.
Une pierre cubique, une simple colonne, deux poteaux liés F un à Vautre parjuie traverse , suffisaient pour recommander à la vénération publique, les dieux et les héros divinisés, etc.
Les Grecs, en admettant le culte des divinités qui dirigeaient le cours des astres , dont l’influence favorisait la fécondité des terres , ne durent pas d’abord se montrer fort exigeans, relativement aux formes commémoratives de ces êtres mystérieux : à Corinthe, Jupiter-Milichius, c’est-à-dire doux conciliateur , propice , n’était figuré que par une pyramide; Diane, par une colonne; la figure de l’Amour, chez les Thespiens, n’était qu’un caillou. Mais Phryné, dans le bel âge de l’art, fit présent à ses compatriotes d’un Cupidon en marbre, chef-d’œuvre de Praxitèle, son amant.
Quant à la fameuse Diane d’Éphèse, elle avait la partie inférieure du corps enfermée dans une gaine, à la manière égyptienne; plusieurs rangs de mamelles entouraient sa poitrine. Sa tête était surmontée d’une tour.