‹ Etudes sur l'histoire des arts, ou Tableau des progres et de la decadence de la statuaire et de la peinture antiques au seinChapitre 28 sur 66 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Tel était le secret que les hiérophantes révélaient aux initiés, durant la célébration des mystères qu’Orphée , au retour de son voyage en Égypte , avait introduits dans la Grèce. L’objet de ces cérémonies était , pour les adeptes , de s’afiranchir du joug des préjugés vulgaires. Eusèbe et saint Clément d’Ale.\andrie nous ont conservé le passage suivant du discours adressé au récipiendaire après les épreuves :

a O toi, Musée, fils de la brillante Sdlène (la « Lune ) prête à mes acceiis une oreille atten- « tive : je vais te révéler des secrets sublimes !

« Que les affections de ton cœur ne te détour- « lient point de la vie heureuse. Fixe tes regards « sur ces vérités saintes , homme de désir !

« Ouvre ton ame à ton intelligence, et marchant « dans la voie sans détour, contemple le roi du « monde. Il est un ; il est de lui-même ; de lui « seul tous les êtres sont nés; il est en eux et « au dessus d’eux; il a l’œil sur toute chose, et « nul mortel ne peut l’ajiercevoir. »

Cet hymne est de la plus haute antiquité. Pytliagore avait puisé le fond de ses idées dans la doctrine <jui était professée durant ces mystères 5 et, selon .\ristote, la religion n’avoit pas de céré-

monies plus augustes et plus redoutables ; on y accourait des extrémités de la terre.

Amcnoftcp , chef de la dix-huidème dynastie des Pharaons , acheva d’expulser de son empire , les Hyesos , pasteurs jdroces , etc.

Quelques auteurs ont prétendu que ces pasteurs ne pouvaient être que les Hébreux ; mais cette opinion ne saurait être admise ; car l’éniigration des Hébreux ne s’efTectua que sous le troisième successeur de St'sostris , que les chronologistes placent en tête de la dix-neuvième dynastie diospolitaine. Or \ménoftep qui chassa les Hyesos, était le chef de la dix-liuitième.

Ce même Sésostris ou Rliamsès vi est celui des Pharaons qui enricliit l’Egypte d’un plus grand nombre de momimens somptueux. Le poids des travaux fut en grande partie supporté jiar les Israélites, qui étaient traités en esclaves. Les peines de ces dcsccndans de .lacob s’aggravèrent encore sous les deux règnes suivans.

■Moïse , touché du sort malheureux de ses frères, reçut alors l’ordre de les coiiduii-e à la cou-

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