LIVRE PREMIER
quête d’une terre de pruniission. Il remplit cette mission divine quinze cents ans environ avant la venue du Messie.
La profonde vénération dont les Éj'/ptiens étaient pénétrés pour les morts , s’opposait chez eux il la dissection des cailavres , etc.
Lesjirocédés de rembaumement se transmettaient de ])ère en (ils , dans les familles à qui ces fonctions importantes étaient exclusivement confiées. Les (îrecs nommaient ces embaumeui’s pararehitès Celui qui faisait la première in-
cision sur le cadavre se dérobait , par une prompte fuite, aux malédictions des parens du défunt , lesquels le poursuivaient à coups de pierre.
Les Egyptiens donnaient d’autant plus de .soins à la conservation des corps privés de vie, que, selon ileur croyance religieuse, l’ame restait unie à son enveloppe matérielle tant que celle-ci ne tombait point en dissolution; mais, à ce moment fatal, elle descendait aux enfers, d’où elle ne remontait que pour animer diffé-
DÉTAILS SUPPLÉMEWTAIHF.S.
rens corps d’animaux terrestres , aquatiques et volatiles , en commençant par les espèces les plus abjectes. Ces transmigrations successives s’opéraient durant l’espace de trois mille ans; après quoi , cette aine pouvait se revêtir des formes de l’humanité.
DAlalc d’Athènes , fils d’Eupatamus , causa henucouj) de surprise et d’ admiration à ses compatriotes par ses traeaux en sculpture , etc.
Cet ancien artiste était contemporain de Thésée et arrière-petit-fils d’Erectée sixième roi d’Athènes. Il s’était fait avant lui, dans la Crèce, des statues en bois peu différentes de celles des Egyptiens; on les appelait daulala ;Ae là est dérivé peut-être le nom du sculpteur athénien. Ce qui le ferait présumer, c’est que Tyrnus, auteur de l’antique Jiinon d’.Vrgos , faite en prunier sauvage, était plus ancien encore que Dédale et Smilis d’Egine; mais ses ouvrages lui avaient mérité moins de renommée, et conséquemment on avait fait peu d’attention à son talent. On ne saurait même regarder comme un îles jiro-