LIVRE PREMIER
duits (le l’art naissant sa statue de Junon, qui n'(itail, jMiiir ainsi dire, sculpti^e qu’à coups de liaclie.
Cette grossière elTigie ne perdit point les hominagc's de la multitude, quand le temple d’Arços reçut comme son plus bel ornement la fameuse Junon, chef-d’œuvre de l’olyclète : la faveur d’un préjugé superstitieux s’attache toujours aux monumens du culte primitif.
EiuU'odus nccompagiui Dédale , son maître , dans sa fuite en Sicile , etc.
Pausanias a inenlionné (juelques figures (pi’on disait être de la main d’Endéodus. Celle de Mi-, nerve, placée dans le sanctuaire d’Erylrée, et assise sur un trône, avait une cpienouille, et portail au dessus de sa tète le disque, «Miibléme de la voûte céleste. On la nommait Polinde , c’est-à-dire protectrice de la cité.
Iji même dé(«se, dit»? Aléa, se voyait à Tégée, dans un temple bâti par Aléus, roi d’Arcadie. Elle était d’ivoire et fut dans la suite transportée
à Rome par les ordres d’Auguste; il en enrichit le foriini qui portait son nom.
Une autre Minerve de cet ancien maître avait été conservée dans la citadelle d’.Athènes comme un objet de vénérable antiquité. Pausaiiias prétend l’y avoir vue.
Ia‘S Muscs rcpamlaicnl tldja quelques rayons de lumière sur la Grèce, lorsqu Homère naquit pourjr faire briller les plus vices clartés , etc.
Les magnifiques tableaux qu’on pourrait dire encadrés dans les poèmes de ce chaulre sublime, ne lui mériteraient -ils pas une place dans la liste commémorative des grands peintres de l’antiquité?... On raconte que l’un d’eux, un jour, n’ayant pu représenter à son gré l’efTet d’une tempête, quitta par découragement le laboratoire et laissa son ouvrage imparfait. Errant alors à l’aventure, il entra fortuitement dans l’école d’un rhéteur; la leçon se donnait sur un des chants de l’Odyssée où se trouvait la description d’un naufrage. Le peintre écoute, et croit entendre le sifflement des autans déchaînés ; il