‹ Etudes sur l'histoire des arts, ou Tableau des progres et de la decadence de la statuaire et de la peinture antiques au seinChapitre 3 sur 66 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Quelques états monarchiques sVlaLlissenl eu dirers cantons de la Grèce nouvelloment civilisée. — luflueocu des muses sur les premiers progrès de Tari. — Temps héroïques.

[.\ï!ini J. c. de 1800 i 1500 .] — Lcs écrits des anciens nous apprennent qu’en des temps très reculés, quelques peuplades sorties de l’Egypte et de la Phénicie vinrent successivement chercher un asyle dans la Grèce , où elles apjjortèrent les premières notions de l’agriculture et des arts (1).

L’aspect agréable des champs ensemencés par ces colons d’outremer attira près des cabanes qu’ils y avaient construites, les naturels du pays, qui jusqu’alors ne s’étaient nourris que

do fruits sauvages, et n’avaient connu d’autre abri que le creux des rochers ou l’épaisseur des bois. Ces boniines, plus grossiers que féroces, désirant une part des récoltes, s’offrirent pour auxiliaires aux cultivateurs, et, sous 1 autorité paternelle des chefs de la peuplade, ils s’accoutumèrent peu à peu au régime social.

Telle fut l’origine des monarchies de .Sicyone et d’Argos; celles d’Athènes, de Lacédémone, de Thèhes, de Corinthe, commencèrent plus tard, et s’organisèrent de même.

Tant (pie les souverains de ces petits états n’eurent point l’ambition d’en reculer les limites aux dépens de leurs voisins , leurs sujets, contents des produits du sol qu’ils cultivaient, goûtèrent les douceurs d’une vie innocente et paisible ; mais ces jours sereins , appelés âge d’or, furent de peu de durée. I^s premières tentatives du commerce , ajoutant les fruits de l’industrie à ceux de la nature, donnèrent naissance à de nouveaux besoins; et bientôt la soif des richesses et les passions qu’elle irrite, se déployèrent chez ces peuples à peine civilisés, avec un caractère atroce (^2): sur les mutes , près des bourgades , comme dans les défilés des montagnes, des embûches

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