LIVRE TROISIÈME
pide , en inféra qu'il était dédaigné du moraliste et de l’auteur tragique. Pour s’en venger , il excita sur son théâtre les rires de la populace aux dépens de ces deux personnages.... U devint plus circonspectvers les dernières années de la guerre du Péloponèse. Les magistrats sentirent enfin la nécessité de réprimer la licence et l’audace des compositeurs de drames satyriques.
Phrjrnis de Mithylène, Damon et Timothée de Milet perfectionnèrent à l’envi le jeu de la cythare , etc.
Les Grecs, dont les organes étaient si délicats, l’oreille si sensible, attachaient beaucoup d’importance à l’étude de la musique. Chez les Athéniens surtout elle faisait une partie essentielle de l’éducation des grands. Damon en avait enseigné les éléinens à Périclès et au philosophe Socrate. Une simple addition de cordes à la lyre appelait l’attention scrupuleuse des juges de Lacédémone, lesquels attribuaient, comme interprètes des lois , une grande influence à l’harmonie instrumentale sur les mœurs de leurs nations.
DÉTAILS SUPPLÉMEirTAniES. 253
La lyre^ dans son origine, n’avait eu que trois cordes. Terpandre , qui vivait au même temps à peu près qu’Arion , inventeur du dithyrambe ajouta quatre cordes à la sienne. Les épliores la confisquèrent, et le mirent à l’amende pour ce jeu nouveau qui leur semblait efféminé ; ce qui n’empêcha pas Phrynis de porter le nombre des cordes à neuf, et Timothée à onze. Ln décret public condamna ces rafhnemens , bien qu’ils fussent généralement approuvés par les amateurs.
Un autre Timothée, non moins renomméque le précédent , eut une grande part aux faveurs d’Alexandre le Grand, dont il savait calmer les emportemens par les sons mélodieux de la flûte.
La grâce était le caractère distinctif du style de Praxitèle , etc.
Le peintre Apollodore , maître du célèbre Zeuxis d’Héraclée, eût le sentiment de la gracc\
Plus de six siècles avant l'ère chrétienne.