‹ Etudes sur l'histoire des arts, ou Tableau des progres et de la decadence de la statuaire et de la peinture antiques au seinChapitre 63 sur 66 · LIVRE QI'ATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QI'ATRIÈME

ne peut en mesurer , de l’œil , la masse énorme et les détails, sans admiration, bien que le bon goût en réprouve les formes. Les constructions capitales des Cbinois se ressentent du style arcbitecliiral (|ui, de tout temps, fut le même cbez les nations opulentes de l’orient. Leurs tours carrées, et s’élevant par étages, de la base au sommet sont chargées de menus travaux , et bariolées de nuances variées , comme celles des siècles reculés dont les historiens nous ont laissé le souvenir. ’

Les Persans se seraient fait un scrupule de représenter la Divinité sous des formes humaines, etc.

La figure du dieu Mitbras, coiffée du bonnet phrygien, et la partie inférieuredu corps enfermée

* Voyez les Dissertations de l’abbé Mignot, de l’académie des Inscriptions, et le savant ouvrage de M. Langlès sur Flndostan.

dans de longues chausses, ne parut ainsi représentée que sous les empereurs romains. Le culte s’en répandit promptement dans toute l’Italie, dès que Pompée eut apporté dans la capitale la connaissance de cette divinité de l’Asie : des monumens nombreux déterrés à Antium, à Naples, à Milan, en font foi; ce sont des bas-reliefs, tous allégoriques; mais l’image de Mithras ne se retrouve dans aucune sculpture persane.

Ce nom avait appartenu à l’un de ces bienfaiteurs de riiumanité que les peuples superstitieux déifiaient, par reconnaissance, après leur trépas. L’ame de celui-ci, disaient ses prêtres, s’était élancée dans le disque du soleil, en quittant son enveloppe mortelle. De cette fiction , généralement accréditée en Perse, provint le culte qu’on y rendit à l’astre du feu.

Page 1