PRÉFACE DU TRADVCTBCR. XV
» certaines parties de rirlande; et, selon toute » vraisemblance, il régnait jadis sur une grande » partie du royaume (1). »
Il est probable que si l'on entreprenait en France des recherches suivies et méthodiques, on aboutirait à des découvertes analogues. La grande étendue de nos communaux procède de causes très diverses (2). Mais, de toute façon , les souvenirs d'un communisme primitif se laissent encore
(1) On the important Question involved in the Relation of Landlord and Tenant, publications du Cobden Club, 1877. Voir aussi, du même auteur, Scotland as it was and as it is. Edimbourg, 1887. — On remarque, il est vrai, que la propriété privée est d'assez vieille date en Ecosse, et qu'elle s'étendait jusque sur les domaines cultivés en commun qui pouvaient appartenir à un seul seigneur féodal. Mais les plus anciennes chartes que nous connaissions , à ce sujet , ne remontent pas au delà du onzième siècle (Revue d'Edimbourg, avril 1885. « Land-Tenure in Scotland »). Pour le régime agricole de l'Ecosse au dix-huitième siècle, à l'époque où Marshall poursuivait son enquête en Angleterre, on peut consulter aussi les curieux Mémoires de John Ramsay d'Ochtertyre , récemment publiés par M. Alexander Allardyce (Scotland and Scotsmen m the Eighteenth Century. Londres, Blackwood, 1888).
(2) Indépendamment des recherches à tenter sur leur origine, il serait instructif de comparer leur histoire à celle des communaux anglais , au point de vue purement économique. On retrouve dans certains cahiers de 1789 l'écho des plaintes que faisaient entendre, de l'autre côté du détroit, les tenanciers anglais contre les clôtures seigneuriales (Cf. Alfred Maury, Journal des Savants, 1880, p. 429-430).