‹ Etudes sur l'histoire du droitChapitre 13 sur 66 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XIX

à quelques-unes de ces questions se trouve dans les discussions brillantes que le sujet provoque de temps à autre au sein de PAcadémie des Sciences morales (1). Mais il nous parait qu'au total les conclusions communistes ont fait brèche , et que l'on tombe suffisamment d'accord sur les préliminaires essentiels d'une solution. Nul ne prétend d'ailleurs que la propriété ait, partout et toujours^ revêtu les mêmes formes, ou les ait revêtues constamment dans le même ordre. Il n'est pas d'institution sociale dont le développement ne comporte des exceptions. — Que sert, au surplus, de discuter l'essence même du droit de propriété chez les primitifs? La propriété, telle que nous la concevons aujourd'hui , avec ses formes, ses dénombrements, ses nuances multiples, est chose de création relativement récente. C'est un jeu de jurisconsultes, auxquels il faut pour s*y livrer un esprit affiné par des siècles de controverse subtile. Le nomade de la steppe mongole ou du désert d'Arabie ne s'inquiète guère de savoir si le sol où repose sa tente lui appartient avec le fonds , ou s'il n'en a que l'usufruit. De

(1) Voir, entre autres, la grande discussion poursuivie dans les séances des 22 novembre, 6, 13, 20, 27 décembre 1884, à laquelle ont pris part MM. Fustel de Coulanges, Geflfroy, Glasson, Aucoc et Ravaisson. Comptes-rendus, 1885, t. I et IL — "Voir aussi la note de M. de Laveleye, ihid., 1886, t. I, avec la réponse de M. Fustel de Coulanges, t. IL

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