‹ Etudes sur l'histoire du droitChapitre 16 sur 66 · XXII PRÉFACE DD TRA.DUCTECB · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE DD TRA.DUCTECB

nécessité d'une précision rigoureuse dans le choix de ses mots. Avouons-le : Tacite n'avait pas prévu les érudits; c'est pourquoi les érudits ne comprennent pas toujours Tacite (1).

En somme, les partisans du communisme pri-

(1) « Je persiste à croire, » écrivait récemment M. Paul Fournier, à propos des derniers travaux de iM. Fustel de Coulanges, « que la communauté de tribu ou de village a été une forme répandue (je ne dis pas unique) de la propriété des anciens Germains... A mon avis, en vain tourmente-t-on de toute manière le texte de Tacite, le lecteur y trouvera toujours deux faits : lo L'occupation temporaire d'une certaine quantité de terres par les membres d'une communauté ; 2° des répartitions annuelles auxquelles chacun participe suivant sa qualité. — Ainsi entendu, Tacite ne semble être en désaccord ni avec César ni avec lui-même, ce qui nous évite le souci de concilier les deux grands historiens. » Revue des Questions historiques, ]m\\ei 1886. — « On peut se demander, » ajoute M. Dareste, o si la question n'est pas posée en des termes trop absolus. Personne n'a jamais soutenu que les Germains ne connussent pas le droit de propriété. Mais, entre le communisme et la propriété telle qu'elle est définie par le droit romain ou par le code civil, il y a bien des degrés. M. Fustel de Coulanges reconnaît que, chez les Gei-mains , la propriété appartenait à la famille plutôt qu'à l'individu. Il admet qu'à côté de la propriété plusieurs modes de communauté ont pu être mis en pratique. Enfin, en présence du témoignage de César, il renonce à aflSrmer que les anciens Germains aient toujours pratiqué la propriété. Réduite à ces proportions, la thèse de M. Fustel de Coulanges est-elle si éloignée de celle des adversaires qu'il combat? Waitz, par exemple, dont les écrits font autorité en Allemagne, ne dit guère autre chose. La plus

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