‹ Etudes sur l'histoire du droitChapitre 24 sur 66 · XXXIV PRÉFACE DV TRADDCTEUR · texte numérisé non relu

XXXIV PRÉFACE DV TRADDCTEUR

peu volontiers des calmes et sévères jugements de l'Histoire. Cependant, un grand effort pour atteindre à la lumière sera fait le jour où l'on voudra bien aborder l'Histoire comme la plus inoffensive des sciences; et l'on ose espérer que, de ce jour-là, le public lettré méritera vraiment de devenir cette « impartiale postérité, » à laquelle tant de victimes ont fait appel, sans en pouvoir obtenir jusqu'ici plus de justice que de la part de leurs propres contemporains, — vainqueurs ou bourreaux.

Un autre thème dont la discussion revient trop souvent sous la plume des publicistes désœuvrés, — l'utilité des études classiques en général et du Droit romain en particulier, — nous semble curieusement élucidé par les considérations que présente Sir Henry Maine dans le mémoire qu'il consacre à la question. Ce mémoire, le premier qu'il ait écrit, n'a pas vieilli d'une ligne, en l'espace de trente ans. — En Angleterre, la valeur des études classiques n'a jamais été sérieusement contestée. Les « classes dirigeantes, » qui doivent à la forte discipline des Universités une partie de leur empire, et les meilleurs souvenirs de leur jeunesse, s'empressent de défendre, avec un zèle affectueux , la forme humaniste de l'éducation littéraire ; et la démocratie jalouse n'a pas encore témoigné d'hostilité sérieuse contre un savoir de luxe, que la nécessité de gagner sa vi^ l'empê-

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