‹ Etudes sur l'histoire du droitChapitre 34 sur 66 · PRÉFACE DD THADCCTEDR. XLVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE DD THADCCTEDR. XLVII

» n'ont rien à voir avec les opinions politiques. » — Il savait trop bien que le gouvernement de rinde n'était possible qu'en appliquant des méthodes auxquelles nos gouvernements populaires se montrent généralement et systématiquement hostiles. Or, il préférait un bon gouvernement à un gouvernement de parti , et n'estimait point que l'un et l'autre fussent aussi souvent unis qu'on se plaît à nous le dire.

Ce fut donc avec une certaine satisfaction secrète qu'il écrivit ce mémoire, où l'on peut lire entre les lignes son testament politique. D'une part, il nous trace le tableau d'une prospérité sans exemple dans les annales de l'Inde, prospérité qui deviendra dangereuse par son excès même, — témoins les dangers futurs réservés à l'Angleterre devant l'accroissement inouï des populations indigènes, que sa protection empêche d'être décimées par l'épidémie, la famine ou le brigandage, et que bientôt peut-être , après leur avoir sauvegardé la vie, elle ne saura comment nourrir. D'un autre côté, il ne cache pas que ces résultats, flatteurs pour la conscience et l'amour-propre de l'Angleterre , sont l'œuvre d'une administration énergiquement autoritaire et foncièrement aristocratique. Le succès du gouvernement de l'Inde est une réfutation péremptoire de toutes les diatribes oiseuses contre la direction des classes d'élite.

Prenez, en effet, le recrutement et le fonction-

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