SIB HENRY MAINE. LXV
ble ; et pour exposer le résultat définitif de l'opëration en une formule claire et convaincante.
Dans la notice très sympathique que lui consacrait l'autre jour Id^Saturday Review, on rappelait que Sir H. Maine pouvait lire un gros volume, de manière à s'approprier ce qui l'y intéressait, pendant le temps nécessaire à toute autre personne pour en lire une centaine de pages. C'est précisément avec cette vivacité et cette pénétration d'esprit qu'il semble avoir feuilleté l'Inde, sa littérature sacrée, sa volumineuse histoire, les innombrables recueils de documents officiels, et les énormes liasses de dossiers qui lui étaient soumis en sa qualité de membre du Gouvernement. Il lui suffisait de jeter tour à tour un coup d'œil rapide sur les diverses formations politiques et sociales du pays; et sa compréhension si merveilleusement exacte des traits dominants arrachait l'admiration de tous ceux qui connaissaient la difficulté de ce genre d'exploits intellectuels. L'homme d'expérience, vivant dans l'Inde même, qui, après des années de labeur sur le terrain de l'observation, se trouve n'avoir que des impressions vagues sur le sens ou la portée des faits qu'il a recueillis, souvent rencontre la conclusion de son enquête, résumée très exactement et sous une forme décisive, dans l'une des généralisations lucides d'Henry Maine. D'autres fois, une simple suggestion, l'indication d'une ligne de recherches, mettront l'ex-