LXXII SIR HENRT MAINE
dices pour éclairer ses ouvrages didactiques. A propos du bill sur le mariage des indigènes , par exemple , son discours est plein de sagacité et de piquant dans l'argumentation. Il s'agissait d'abolir rincapacité de contracter un mariage légitime, pgur les dissidents indigènes qui rompaient avec le rituel de leur caste et de leur dénomination religieuse. Dans l'état naturel de la société hindoue, ces dissidents qui ont toujours été très nombreux, se trouvaient excommuniés; c'est-à-dire qu'ils ne pouvaient ni manger ni se marier avec leurs anciens confrères ou coreligionnaires; et, dès lors, ils commençaient à former une nouvelle communion de leur crû, avec pleins pouvoirs pour en régler Téconomie interne. Mais les tribunaux anglais, dont l'action endurcit les vieilles règles de caste , et qui n'ont point la faculté d'en créer de neuves , reconnaissent l'excommunication sans reconnaître la communion nouvelle, si bien qu'un dissident pouvait se trouver, et se trouvait effectivement, en dehors de toutes les lois connues du mariage. L'avocat général déclarait illégitimes les rejetons de ces individus; la loi Anglaise contresignait et aggravait très sérieusement les pénalités du rituel brahmanique. En établissant les causes et les conséquences de cette situation , en observant que nous stéréotypions nous-mêmes les prescriptions et les formules mobiles de l'orthodoxie hindoue, en déterminant le rdie et les de-