‹ Etudes sur l'histoire du droitChapitre 8 sur 66 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XI

est, sa résurrection s'annonçait de plus d'un côté. En France, pour ne citer que notre pays, M. Viollet se préparait à publier sur cette question le résultat de longues recherches, qui se cantonnaient plus spécialement sur le terrain de l'histoire. Mais son travail, demeurait encore inédit (1). Et, d'autre part, l'ordre d'idées auquel se rattache ce genre d'études n'était pas aussi généralement accepté qu'il semble l'être désormais. Les publications spéciales étaient encore rares ou peu répandues. Pour se figurer notamment les anciennes communautés agricoles des Germains, il n'existait, en somme, d'autres guides que les ouvrages de Waitz et de Maurer. La révélation des communautés vivantes de rinde fut donc un appoint précieux aux ressources d'alors. Elle démontrait la possibilité et la fréquence d'une institution sociale qu'entre toutes on eût volontiers regardée comme chimérique; elle en expliquait les ressorts et le fonctionnement. Et, sans grand effort, l'explication pouvait s'étendre aux phénomènes analogues de l'Europe barbare. Ne fût-ce qu'à ce titre, elle était assurée d'avance

scientifique. » Paul Viollet, réponse à M. Thévenin, lievue historique, juillet-septembre 1886. — Voir aussi la réponse du même auteur à M. Fustel de Coulanges, Revue critique, 9 août et H octobre 1886.

(1) Rev. crit., 11 oct. 1886. — Ce travail ne parut qu'en 1872, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes (t. XXXIII), sous le titre de Caractère collectif des premières Propriétés immobilières.

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