‹ Études sur l'histoire romainoChapitre 13 sur 36 · S8 B99AI · texte numérisé non relu

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assez la prépondérance exercée de fait dans la confédération par les deux peuples qui lui donnèrent ainsi des généraux. Quant au titre même de consuls, et à la parfaite similitude de leur institution avec celle des consuls romains, on peut conserver quelques doutes à cet égard. Observons, en effet, que ces deux chefe ne furent point remplacés après la première année de la guerre. En outre, Diodore, dans la suite de son récit, se contredit lui-même en ne désignant Pompœdius que comme préteur ou comme général*

a tari , quasi mercenarii. Accius Ànncdi XXVn, catones fa- « mulique métallique caculseque; a quo génère homiDum <c Cœcili» familisB cognomen putat ductum. yt Fest. p. Ifl. On peut supposer avec beaucoup de probabilité que le mot osque Mutilus a le même sens , et le surnom de mercenaire, aventurier, a pH être donné chez les Samnites à un guerrier illustre qui se serait autrefois fixé cbez ced peuples , grands appréciateurs dd <sourage. Cette hypothèse acquiert un nouveau degré de vraisemblance , si l'on se rappelle que les Paplus de Rome étaient originaires de Lanuvium. (Asecm. in Mil. ) Les f apiuB Samnites avaient probablement la même origine. D'ailleurs leur établissement dans le Samnium pa-* raît fort ancien, puisqu'on voit un Brutulus Papius (ne semUse point Mutilus? ) livré par les Samnites aui Romains eomme l'auteur d'une guerre , dès Tannée h3i. Liv. YHI , 39. Vîr nobilis poteftsque entt. La facilité avec laquelle il fût Kvfè serait un motif pour faire eroire à son origine étrangère.

SUR LA GCBUmS SOCIALE. 1S9

Enfin , Floras* contribue à rendre son témoignage suspect, ea citant comme un &it extraordinaire que les Ombriens, qui ne prirent qu'assez tard une part active dans la guerre, se nommèrent un sénat et deux consuls \ Ce passage est au surplus d un haut intérêt historique, car il montre que chaque État de la fague conservait une complète indépendance pour sa constitution intérieure, et que la diète générale n'avait à s'occuper qoe de la guerre et des mesures qu'exigeaient les intérêts communs.

En même temps que les villes italiennes con-» spiraient pour secouer le joug de Rome, une révo^ lution intérieure se préparait aussi dans le sein de chaque cité. Je ne doute point qu'elle n'ait ^i une tendance toute démocratique, du moins dans la plupart des provinces , et, à défaut de témoignages certains , j'espère porter ma conviction dans l'esprit du lecteur, en lui faisant remarquer dans le courant du récit , et le caractère brutalement féroce de l'in* surrection chez plusieurs peuples ^, et les cruautés exercées contre les sénateurs de Rome, cruautés qui contrastent avec des ménagements envers les plé-

^ Flor. Si, 10. -« Umbrod totus seaatai et eonsules

Au reste , ce passage est trës-eontroversé. Vdif la note de Duker.

'App. Cit).I, 38.

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