‹ Études sur l'histoire romainoChapitre 29 sur 36 · CS · texte numérisé non relu

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bli qu'il faisait re^araitee ; saaia H la vkila humême le premîar en» sa laiflomt nonnisr eonsid, pour la seconde' feiB,. huit années seulement après^ son premi^ consulat. Il n'avait poiat^ d'aîUews», en- Qose déposé la dictature^ et sa nomination était âanm doublement illégale. S'il se mettait au-deasus de s^ propres décrets, pour les autres^ peuc ses créature» xaéme^ il se m<mtra sévère. Eueretius Ofella^ l'un de ses meilleurs lieutenants» qui atait bloqué Pré^ neste et lui avait envoyé la tête de son mortel en^ nemi) crut que les> lois du dictateur n'étaient feites que contre ses adversaires. N'étant Picore que simple chevalier, il annonça hautement ses prétentions au consulat, et se mit à solliciter les sufira* ges, fréqurafant les marchés, et, suivant Fu^ge romain^ prenant la main à tous les électeurs ^ pour leur demander leur vote. Averti une fois par le dicr tateur, il n'en tint compte; Sylla le fit tuer par un de ses satellites au milieu du forum. Le peuple s effraya d'abord, croyant peut^tre que cet assassinat était le signal d'une réaction, d'une nouvelle guerre civile. On arrêta le meurtrier et on le con-

de nouveaux collègues. Tell, Pat. H, 1^— CSc. À§r. II, 7. — Dio Cawk XXXVn, ST.—Pseudo Ascon. mDivim. p. 5. ^ Cela s'appelait prensare.

SUR LA GOnSE SOCIALE. 371

àmài au dietaèew pour qu'à «s fte justice. aSaéàoj Rointînn, dkhâ, que tout afesl fioA par maa erdbre, et que tri est lia estiment de ceux qui déso* btteseDt aux lois ^J» Pui»» connue s'il eût craint que M» adfwsaîres ne rq^nesant quelque espoir en k T«yanl sérir GMAre un homutô qui lui avait rendu de giauds sévices» il se bâta de les d^romper^i lienr œntant cet apologue : «Un paysan labourait; il ayait dé la Terminée qiti le tourmentait. Intevreo»* pattt son trarail, il secoua de son mieux sa tunique et s épemUa ceistme il put*. Deux fûîs il reçomvûftm^iy rien n y fit. Toujours mordu par cette vermime, que fi|t*iL? U prît S9( tunique, et la jeta au feu. U y a des geo» qui m' écoutent que dieux fois ^'ai BMS à la raison* Gare au fai s'ils recommencent^ I»

Depi»is ce terrible exemple^ annonçant sa volonté inébr^]3ilsdi>le de maintenir l'ordre par le gkive, il ne se ti^ouv«t plus personne, même parmi ses favotis, qui osât lui désobéir.

Prévoyant l'ambitioa de ses lieutenants éloignés de Rome et soustraits à sa suirveiUance immédiate, le dictateur se flatta de les contenir dans le devoir

* Plut. Suit. 33. — App. Civ. I, 101.

' App. Cit?. 1, 101.

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en ajoutant de nouvelles dispositions aux Jois qui punissaient les attentats contre la république. Quitter sans ordre une province dont on était gouver* neur, conduire une armée hors de ses cantonnements, entreprendre une guerre sans l'aveu de la république, intervenir dans les afiSiires des rois, et traiter secrètement avec eux : tels sont les principaux actes qu'il qualifia de crime de lèse-majesté, et contre lesquels il prononça la peine capitale \

Après la victoire, Sylla avait fait sentir à toutes les provinces tributaires son inflexible despotisme. Des ameltides, des confiscations, des tributs nouveaux avaient puni la moindre opposition à sa volonté, la moindre hésitation à se déclarer pour ce qu'il appelait la bonne cause. Mais, en compensation de ces rigueurs, il rétablissait partout Tordre, et pour les peuples tributaires surtout c était un bienfait inappréciable. Il paraît qu'il s'appliqua à réformer Fadministration des provinces et à réprimer les concussions horribles auxquelles se livraient les magistrats romains. Une de ses lois montre combien le mal était invétéré, puisque Sylla, ce destructeur impitoyable des abus, ne trouva que des palliatifs pour y remédier. A cette époque, le

^ Qc. In Pison. 21.

jQdoyea te plus ordinaire qu'employaient les gouyerneurs des provinces pour en imposer sur leur administration, c'était d'envoyer à Rome des députatiens soi-disant volontaires, qui venaient dans le sénat prodiguer des éloges aux hommes qui avaient le plus cruellement traité leur pays. Sylla réduisit beaucoup les dépenses que les cités tributaires étaient autorisées à s'imposer pour ces députations \ et prit encore des mesures pour que les concussionnaires ne pussent mettre en sûreté le fruit de leurs rapines en le transmettant à des tiers complai* sants ^.

Chacune des lois de Sylla témoigne de l'idée qui le préoccupait sans cesse; c'était de faire revivre cette république des premiers âges de Rome, dont les vertus et l'austérité étaient tous les jours celé* brées par une génération à laquelle elles étaient devenues complètement étrangères. Ce rêve, le dictateur le poursuivait jusque dans les moindres détails de son administration. Voluptueux à l'excès lui-même, il prétendit imposer à ses concitoyens la frugalité et la modestie des anciens temps. Mais contre la gourmandise des Romains sa toute-puis-

* Cic. Epist. Àd IHv. ffl, 8,--10.

* Cic. Pro Rabir. Post. h.

«anœ vint écinm^, et ses lois anafteaires ^^ qga^il ^iola Itti-méme «arec i«qmdeBee% ne Âirentp»

immx obserrées que ne i aTaient été tait de dé*crets préeéd^its, tous dirigés contre les excès ^ la table.

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