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Aristote el Boèce : leurs œuvres restent, pour la dialectique, la hase immuable «le l'enseignement. .Mais on ne se soucie point de les étudier pour elles-mêmes, d'en acquérir une connaissance directe et minutieuse. Ce qu'on demande à ces auteurs, c'est d'abord une doctrine el rien n'est plus çouranl que les manuels où on résume leurs divers traités. En trente ans, on compte au moins sept éditions parisiennes de l'ouvrage intitulé : Auctoritates Aristotelis , Senece, Boetii, Platonis, Apulei affricani, Empedoclis, Porphirii et Gilberti porretani1 . Quand on réimprime le texte même d'Aristote, j'entends le texte de l;i traduction latine, c'est toujours en l'accompagnanl de commentaires abondants, de gloses marginales ou interlinéaires. Les vieux docteurs de l'Ecole ont usurpé le crédit que l'on réservait d'abord au maître lui-même. Peu de livres, au quinzième siècle. jouissent d'une autorité pareille à ceux du célèbre Buridan2. On les réimprime; ils sont à leur tour l'objel «l'un commentaire3.
Cependant, l'Université continue de produire des dialecticiens subtils ou de profonds théologiens. A chaque instant, nous rencontrons parmi les publications du quinzième siècle les noms de Martin Lemaistre ', de Pierre Tarlaret 5 el de Thomas Bricot.