Cf. à la p. 3g
3. On a vu cités, dans les notes précédentes, quelques-uns de ces ouvrages nouveaux. Les sententiae, en général, étaient des propositions propres à résumer la dogmatique chrétienne et que l'on extrayait des Pères de l'Eglise ou des collections de canons. Pierre Lombard, dont Boberl Gaguin parle encore comme d'un génie (cf. supra, p. ^7, n. 5), est un <• sententiaire 0 du douzième siècle (mort en 1160). Pierre d'Espagne (douzième siècle) est l'auteur des Summulae logicales, manuel où la dialectique atteint déjà un extrême raffinement (M. de Wulf, Hist. delà philos, médiév., pp. 210, ."107 et 344)<
LES PRÉCURSEURS. 3g
tote à laquelle nous faisions allusion el donl voici le titre complet :
Textus ethicorum Aristotelis ad Nicomachum iuxta antiquam translationem cum familiarissimo commentario in eundem : et compendiosis questionibus ac dubiis circa litteram emergentibus ad mentem doctissimorum uirorum et magistrorum Martini magistn et fohannis buridam maiori pro parte decisis. nuper magna cum uigilantia castigatis : et singulis in marginibus diligenter quotatis ' .
Pour l'enseignement littéraire, l'examen des publications parisiennes atteste un progrès continu, mais <jui reste toujours forl lent. Les auteurs latins que les libraires imprimenl sonl de ceux que le moyen àg-e pratiquait déjà : Virgile, naturellement ~ ; Térence-, Cicéron, dont l'œuvre philosophique semble un utile complément aux enseignements du christianisme4; enfin les hislo-
i. M. Pellechet, Catal. <l/-s fncun., n» \-.i\M\. Un titre bien caractéristique est encore celui-ci : Questiones sex librorum Metaphysices, una cum textus explanatione,proritufamatissimeparisiorum Académie (G. Knod, op. a/., n" u
2. Les Bucoliques sont imprimées par l'atelier de la Sorbonne (n" m de 1 ; * liste de J. Philippe, Orig. de l'imprim.). Parmi les autres éditions de Virgile
qui ont alors paru à Paris, il faut retenir l'édition revue par Paul Heimuerlin (cf. supra, p. 21, n. 4). imprimée d'abord en i4o4> réimprimée en 1498 (L. Thuasne, t. I, p. \f\-i) et en i5i3. (Publij Virgilii Maronis 0/,us exi-
111111111 Per Paulum Malleolum Andelacensem recognitum). Un détail 1 -
trera comment on comprenait alors l'explication de Virgile. P. Hemmerlin a adjoint aux œuvres du poète » circiter xvi dictamina, ceu ul aiunl tractatulos propemodum morales, quos ex uariis Maronis opusculis tanquam salubriores flosculos excerpsimus emendauimusque 0 (édit. <le i5i3, I" M '\ r°)
3. Térence est parmi les auteurs imprimés par l'atelier (le Sorbonne (n? xvh de la liste de J. Philippe, Orig. de l'imprim.). Jean Fernand, on s'en souvient, l'explique aux étudiants (cf. supra, p. 18, a. f\). Guy Jouvenneaux (Guido Fuuenalis) l'enrichit de commentaires (cf. l'édit. strasbourgeoise de i4o0; G. Knod, op. cit., ao 18), et P. Hemmerlin en donne nue édition 1 1 5qq ; L. Thuasne, t. I, p. 1 1\2 ).
4. La Rhétorique d'Herennius est impriméeen i^tj(M. T. C.adC.Herenniumrhetoricorum Libri quatuor) et réimprimée l'année suivante chez le même libraire (no iii de Panzer). Bous la même reliure que l'édit. de 1477» on trouve, à la l.ihl. aat. , un volume contenant le de Officiis, les Paradoxa, etc., et enfin un dernier volume renfermant le '/'■ Finibus et les Tusculanes 1 e titre de départ des Tusculanes vaut la peine d'être cité : l/. '/'. C. Tusculanarum queslu muni libri primi (cuius dispulatio rnagnam offert mortis contempltonem,
riens qui satisfont aux curiosités dont l'histoire romaine ;» toujours été l'objel '. Nous avons vu aussi que l'Université, depuis [489, autorise l'explication d<>s poètes2. Mais quels poètes explique-t-on? Un maître se vante d'avoir, le premier, commenté Sedulius devant les étudiants parisiens3. El que choisit-il, après Sedulius, connue texte de ses « lectures »? la traduction latine de l'opuscule de saint Basile sur la lecture «les livres «les anciens '. Dans la littérature, on continue de voir connue une dépendance de la morale; aux ouvrages de l'antiquité on préférera les ouvrages modernes qui s'inspirent d'une conception analogue. Les maîtres expliquent aux étudiants des poèmes (\u moyen âge comme le Pamphilus de amore \ des œuvres contemporaines
quam qui non timet, magnum is sihi presidium ad beatam uitam comparât) capitulum primum incipit. Dès il\i'2, l'atelier de l;t Sorbonne avait imprimé le de Officiis, suivi des Paradoxa, etc., et les Quaestiones Tusculanae (n°* xm et xiv de la liste de J. Philippe, Orig. de l'imprim.). La main de P. Hemmerlin se retrouve encore dans une édition du de Ofjiciis, parue en i/jy8, avec commentaires d'humanistes italiens (no Jqo de Panzer; le de Ofjiciis est toujours suivi des mêmes ouvrages que dans les éditions ci-dessus mentionnées : Quaeomnia per Paul mu Malleolum nouissime sunt exactereuisa et recognita).
1. Le troisième volume imprimé en Sorbonne est un Salluste à la suite duquel se lit VEpitome de Florus (L. Thuasne, t. 1, pp. 24-25). D'après Panzer (nos 82 et 109), Tite-Live aurait été imprimé à Paris, d'abord en i/jNo, puis en i/|S,"i.