Clerval, n/i. cit., p
."). En voici l'énumération, dans l'ordre chronologique :
Selon Clerval tn/i. cit., p. \ni), l'introduction à la Métaphysique a dû paraître pour la première fois en i49°j l;l seconde édition est de c5oi; :> la suite de l'ouvragé mentionné plus bas : Aristoteles philosophiae nataralis paraphrases (voir dans (I. Knod, op. cit., la description du n" 7<|).
l'uis viennent les ouvrages suivants :
En i'io:-, lac. F. Stap. in Physicos libros Aristot. Fntroductio (Clerval, ibid. ) ; l'ai [4q8, lac. F. Stap. nonnullae Introductiones. (logicales) per fudocum
Les précurseurs. fn
encore de la méthode séculaire qui substituail l'étude d'un texte ù l'étude directe des questions. .Mais ils étaient d'une forme moins aride '. Puis, au moins, Lefèvre remontait au texte même d'Aristote el tenait pour non avenues les gloses innombrables dont la pensée du philosophe avait été obscurcie2. Par là son œuvre marque un or ogres, el Ton s'explique la faveur avec laquelle elle fui accueillie. A l'étranger, les fntroductîones furent souvent réimprimées. En Allemagne, les lecteurs de Lefèvre formèrent comme une secte : les Fabristae s'opposèrent aux Terministae ou purs scolastiques comme les représentants d'un péripatétisme plus exact 3.
Ce fut là, en effet, le souci constant de Lefèvre : revenir au texie même d'Aristote; négliger le fatras des commentateurs modernes pour demander la saine doctrine au texte authentique du maître. Il veut, pour étudier la dialectique, qu'on prenne la
Clichtùueum in unum diligenter collectae (Clerval, ibid.); c'est, à ce qu'il semble, l'ouvrage qu'Estienne imprimera en i5o5 (<L Knod, op. cit., w< i*u);
En i'hii), Ars moralis in magna Moralia introductoria (G. Knod, no i36);
En i5o2, lac. F. Stop. Artijicialis introductio per nuxlnm Epitomatis in decem libros Ethicorum Arisfot., etc. (Clerval, op. cit., p. xvi, avec commentaires de Clichtoue);
En i5i6, lac. F. Stap. in Politica Aristot. Introductio Clichtouei cornmentario declarata... (Clerval, op. cit., p. xxiv).
IN>ur avoir la liste à peu près complète des travaux de Lefèvre sur Aristide, il faut mentionner encore une édition annotée des traités de logique, dans la traduction de Boèce (i5o3; <L Knod, op. cit., qo 70), et le recueil intitulé Aristoteles phi/osophiae naturalis paraphrases (i5oi ; (i. Knod, op. cit., n° 7(1 ; cf. le n" [65).
1. L'Introduction à la Métaphysique est formée, le titre seul l'indique, par quatre dialogues : Introductio metaphysica quattuor dialogis declarata. Ce
n'est sans doute pas la seule qui affecte celte forme; les interlocuteurs de ces dialogues sont, à L'ordinaire, Lefèvre lui-même et Clichtoue (Clerval, op. cit.,
2. Lefèvre s'élève contre l'abus des gloses dans l'édition de VQrganon qui est mentionnée à la note précédente : <i. Knod, op. cit., p. 3o. <m peul voir aussi dans Clerval [pp. cit., p. 63) le passage où Josse Clichtoue, son élève fidèle, dénonce les subtilités sophistiques {captiunculas sophisticas) de la vieille scolastique.
3. Clerval, op. cit., |>p. 64-65. Les terministes sont les représentants de la
philosophie de Guillaume d'Occam; en formulant le lerininisiue conccptualiste
qui fait le fond de sa doctrine, Occam a grandement contribuée déchaîner cette invasion de la sophistique oui marque la fin du quinzième siècle (M. de Wulf, Histoire de I" philosophie médiévale, |>|>- 356-36o).
logique d'Aristote, ad litternm. non precariam '. De même, il a bien soin de le spécifier pour l'étude des Naturalia, Mora- /[(/. etc. : « il faut boire à la source la pure liqueur des livres d'Aristote » ~. Il y avail beaucoup à faire pour amener les étudiants à ce résultat. Les traductions d'Aristote donl ils se servaient courammenl remontaient au moyen àye; elles étaient fort défectueuses et demandaient à être remplacées. Lefèvre commença par donner au public, d'un même coup, les traductions qu'avaient faites de l'Ethique à Nicomaque Lionardo Bruni et le Grec Argyropoulos 3 ; niais, par l'effet d'une timidité à coup sur regrettable, il y joignait encore l'ancienne vulgate comme s'il eût craint de dérouter les étudiants. Puis il éditait, pour la Politique et l'Economique, les traductions de Lionardo Bruni4; enfin, en i5i5, une traduction de la Métaphysique due à Bessarion, qu'il tenait de Pic de la Mirandole 5. Tout cela n'élait rien encore tant qu'on ne remontait pas au texte grec. A la rigueur, Lefèvre eût pu le faire. Nous avons la preuve qu'il savait tant soit peu le grec. On a dit plus haut 6 qu'il avail traduit la Théologie de Jean Damascène; il resterait à voir avec quel succès. Dans ses commentaires sur la Politique, il se risque parfois à modifier la traduction de Bruni <i<l lit tente graecae intelliffentiam7. On le voit enfin, dans un entretien avec Beatus
i. Dans le passage cité plus haut (p. /p), n. i) : « /// dialecticis : logicam Aristotelis ad litteram, non precariam, quaesita a Boetio et aliis fidis interpretibus intelligentia. »
2. Clerval, op. cit., p. 56 : ci In Naturalibus, Moral Unis, rebas publicis et re famîliari : Acroamaticorum, Physicorum... Aristotelis ex Ponte puri bibantur liquores. »
3. Voirie n° i23o, de M. Pellechet, Catal. des Incun. La publication est <]c i /| * » 7 ; réimprimé en [5o5 (<i. Knod, o/>. cit., n» 71) et encore en i5i6, comme on le verra plus loin. D'une édition à l'autre, on remarque des modifications dans la composition du recueil. La traduction des Ethiques par Lionardo Bruni avail été imprimée à Home en 1 /| 7 3 ; celle d'ArgyropOulos le fut dans la même ville en i4û2 (Laire, Typogr. rom. XV. saeculi, p. ig3 et 275).