‹ Études sur l'humanisme français:Chapitre 38 sur 113 · Cf. la noie .'! de la page suivante · texte numérisé non relu

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4. A la Bibliothèque nationale (Cab. des Titres), dans le volume 547 ''('s

Pièces originales, la troisième pièce, de t3oo, est relative, ainsi que les pièces suivantes, à Guillaume Budé, o maistre des garnisons de vins de nous ci de.. la Boyne ». Voir aussi la noie suivante.

LES ORIGINES DE GUILLAUME BUDÉ. 5o,

rabies1. Ils y firent leur fortune et de façon malhonnête, si l'on en croit un témoignage contemporain. L'Université, dans une remontrance de i4T2, accuse Guillaume Budé et un argentier du roi d'avoir « acheté grans rentes et possessions et ont acquis grosses et larges substances lesquelles choses ilz ne pourroient faire des salaires de leurs offices2. » A Jean Budé, on reproche notamment de faire paver, pour les lettres de chancellerie, une taxe double de celle que le roi devait percevoir3. L'accusation n'a rien d'invraisemblable si l'on songe à ce qu'étaient les mœurs du temps.

Le fils de ce Jean Budé, Dreux, ou si l'on veut Drouet ', fut pourvu, comme son père, d'un office important de chancellerie. Nommé, en i44°> grand audiencier, il fut également « trésorier des chartres du roy ». Il mourut en 1476 5. Entre autres enfants, il laissait un fils nommé Jean, qui avait alors quarante-cinq ans environ6 et qui hérita des charges de son père7. Celle de grand

1. Nous savons que Guillaume, l'aîné des deux frères, fut anobli en 1^97. (L. Mirot, dans le Bulletin de la Soc. de l'hist. de Paris, t. XXXII, 1905, p. i85).

2. La chronique d'Enguerran de Monstrelet, édit. Douët-d'Arcq (Soc. de l'hist. de France), t. II, p. 3 12.

3. [bid., p. 320 : « Et sont gouvernées les finances dudit, seel par maistre Henry Malachienne, par maistre lehan Budé, conlrerooleur dudit seel de la dicte chancellerie, et sur le droit du Roy prennent doubles gaiges, c'est assavoir du notaire et du secrétaire, sans leurs bourses, et en prennent aussi dons et pensions excessives. »

f\. dette seconde forme du nom est celle que le père de notre Guillaume emploiera pour désigner son fils aîné; cf. les Notes sur la famille de Guillaume Budé, publiées par M. H. Omont dans le Bulletin df la Soc. de l'hist. de Paris, t. XII (i885), p. 45.

5. A. Spont, de Cancellariae regum Franciae qfjîciariis et emolumento,

tbèse de Paris, i8g4, p. 12 et p. i3, n. 1 ; de Beaucourt, Histoire de Charles Vif, t. V, p. 86, en n., p. 448 et 4">' ; t. VI, p. :>3g, en 11. Il faut noter aussi

qu'en \t\ft2 Dreux Budé lut désigné pour la fonction toute temporaire «le prévôl des marchands (voir la pièce 219 dans le volume 547 ''''s Pièces originales).

6. « Homo tiiin septuagenario iam proximus », dit Guillaume Budé de son père à propos d'un l'ait qui se rapporte, nous le montrerons, aux années r4o5i5oo(Lucubr.} p. .'!."» H; ef. infra, pp. 72-73). D'autre pari Jean Budé, le frère 'le Guillaume, nous apprend que son père lui tonsuré en i43q et que lui-même le

fut à l'âge de neuf ans (II. Omont, dans le Bulletin de la Soc. de l'hist. de

Paris, t. XII, p. /|N). Si neuf ans était l'âge ordinaire pour la tonsure, on voit que .Jean Budé dut naître aux environs île l'année i/|3o. i„i note, déjà citée, que lui consacre son (ils, nous apprend aussi qu'il naquit et fut tonsuré à Blois. Cette double circonstance s'explique fort bien, si l'on songe à tout ce que les Anglais occupaient encore de la fiance.

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