XI] WANT-PROPOS
travail <|in seraienl indispensables pour écrire l'histoire de L'humanisme Français. Des débuts de l'imprimerie en France à l'avènement de François I", il y a presque cinquante années de production littéraire donl il csl présentemenl impossible d'établir le bilan1. Ce n'esl pas assez de dire qu'on n'a pas encore entrepris «le dépouiller les œuvres de celle période; on commence, toul juste, à les inventorier. Quelques ouvrages, donl je parlerai |>lus loin, m'ont rendu pourtanl de grands services, mais j'ai toujours tâché de remonter aux sources mêmes, incunables ou livres imprimés du débul du seizième siècle. J'ai dépouillé le plus que j'ai pu de ces éditions latines auxquelles nos premiers humanistes onl donné leurs soins et donl les lettres-préfaces, si elles étaienl réunies, nous permettraient de retracer au jour le jour l'histoire de l'humanisme français. On trouvera, dans un répertoire spécial, la description sommaire de toutes les éditions citées dans ce volume qui sont antérieures à l'an itioo-. J'ai rassemblé dans une autre liste les références à des travaux plus récents, livres ou articles de revue. J'y ai fait seulement entrer ceux dont la connaissance csl vraimenl utile pour quiconque veut étudier l'histoire de l'humanisme français. Une bibliographie méthodique ne m'a pas semblé nécessaire en tête d'une monographie comme celle-ci, qui porte suc une période encore si mal connue de notre histoire littéraire. La manière donl j'ai conduil mes recherches ressortira assez clairement de la lecture de l'ouvrage.
On le voit donc : je me suis efforcé de ne donner au lecteur que des renseignements de première main e1 qu'il pûl
i. Il va sans dire que j'entends parler surtoul des œuvres de langue latine. Mais on pourrait étendre mon observation ;'i la production Française de l'époque.
2. liirn entendu, il s';init seulement des éditions que j'ai vues moi-même, ii non de relies que je connais par les descriptions îles bibliographes. < >n trouvera la pluparl île ces éditions à la Bibliothèque Nationale, le plus souvenl à la Réserve.