AVANT-PROPOS. XIII
toujours contrôler. Presque toujours, j'ai pu retrouver l'origine des détails que l'on donne généralemenl sur la vie de Guillaume Budé; c'esl pourquoi je me suis dispensé, à l'ordinaire, de citer ceux qui, avanl moi, avaient abordé le sujet. Il suffira ici de rappeler leurs noms. Dès t54o, c'està-dire l'année même où mourul Budé, on vil paraître deux opuscules qui lui étaienl consacrés. L'un, ({ni esl <lù à Jacques <lc Sainte-Marthe, esl intitulé De G. Budaeo commentatiimcula (in-4°); l'autre, plus important, esl l'œuvre de Louis Le R.oy (Guliel. Budaei Vitd). Je les ai lus avec soin; je u'ai presque rien trouvé à y prendre. De nos jours, Guillaume Budé a été le sujel d'une thèse d'ensemble <|ui dalc de [846 : \\. Bebitté, Guillaume Budé, restaurateur des études grecques en France (thèse de Taris; in-8°). Si l'on songea la révolution qui s'esl faite depuis dans la manière d'entendre l'histoire littéraire, on pensera que je pouvais sans témérité prétendre à remplacer cel ouvrage. .M. Eugène de Budé, dans un livre plus récenl ( Vie de Guillaume Budé, Paris, [884, in-12), a voulu seulement tracer un portrail sommaire qui servîl à vulgariser la physionomie de son illustre ancêtre. Mon dessein élaii toul autre et je ne pouvais chercher '-liez M. Eugène de Budé que des indications générales. Il convient toutefois, au seuil de celle étude, que je rappelle les noms (les deux travailleurs qui ont rament'' l'attention sur Guillaume Budé et montré la place qu'il avait tenue dans l'histoire de l'humanisme français1. Pour le chapitre des Précurseurs, j'ai de plus grandes obligations à ceux qui m'ont précédé. Avanl moi, deux travailleurs, tous
1. M. L. Dorez annonce comme prochaine la publication d'un petil livre sur Les idées politiques et religieuses de Guillaume Budé, ;'i propos de son traité inédil De canonica sodalitate. Comme ce traité inédit date de r533 (cf. Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, iqo5, p. ■•ili. .1'' n'avais pas ;'i l'étudier dans ce premier tome.