Cf. supra, p. 89, en note
3. Sur Jérôme Aléandre, voir la thèse déjà citée'de l'abbé J. Paquier (Paris, 1900).
4. -I. Paquier, Jérôme Aléandre, p. 38 : « Aussitôt [après sou arrivée], il donna des leçons de grec à Budé » (cf. p. 8t)). dette assertion ne repose sur rien et n'a rien de vraisemblable : cf. L. Delaruelle, Revue d'hist. littér. (compte rendu de la thèse de .1. Paquier), t. VIII, p. 336, n. 1.
5. Lettre à Aide Manuce du a3 juillet i5o8. L'honneur de l'avoir découverte el publiée revient à M. de Nolhac, dont je cite ici la traduction [Revue dès études grecques, t. I, p. 61 ; cf. Les Correspondants d'Aide Manuce, p. 65, lettre 57). On en trouvera aussi le texte dans II. Omont, Essai sur les débuts, etc., pp. 08-70, et la traduction dans J. Paquier, op. ri/., pp. 38-4o.
0. J. Paquier, op. fil. pp. 87-88. Dès l'époque où il suivit les cours du célèbre Italien, le médecin bâlois Guillaume Cop devait connaître Guillaume Budé. A Paris, il avait étudié le urée avec Janus Lascaris, et c'est à Germain de Ganay qu'il dédie, comme à sou mécène, ses Praecepta salubria (i5io) traduits de Paul d'Egine. Plus tard, il eut un rôle dans ta tentative que lit François l,r pour attirer Erasme en France [Lucubr., p. .'«77 B).
7. L. Delaruelle, Revue d'hist. littér., t. VIII, p. 335, n. 2.
Quand Josse Bade, en i5ii, publie les œuvres de rhétorique et les discours de Cicéron, Budé en corrige le texte en se servanl des manuscrits1. Guj Morillon, le futur secrétaire de Charles- Quint, recourt à son obligeance pendant le séjour qu'il fait à Paris vers le même temps. Budé lui donne son avis sur des passages difficiles de Tite-Live2. Ainsi sou activité ne se limite pas à la préparation des deux grands ouvrages que nous allons étudier. Il faudrait, pour la mesurer, connaître tous les érudits qu'il a dirigés dans leurs (;tudes et leurs travaux, auxquels il a ouvert le trésor de son érudition encyclopédique. Enfin, pour mesurer toute son influence, il faudrait songer au respect que son caractère inspirait, à l'exemple fécond dont put être cette vie studieuse consacrée tout entière au labeur désintéressé.
i. Voir, dans les Opéra Ciceronis Rhetorica, Oratorio, et Forensia (i5ii), au vo du feuillet de titre, la lettre-préface de Josse Bade à Guillaume Budé. Pour lui dédier eette édition, .lusse Bade invoque deux raisons essentielles (r« du 2P feuillet) : la première, c'esl qu'en des passages nombreux il a corrigé le texte courant d'après la leçon des manuscrits; ta seconde, c'esl qu'il réalise la définition de l'orateur donnée par Caton, uir bonus dicendi peritus; suit un éloge chaleureux de Budé. Cf. au v du feuillet de titre les vers de Gerardus Vercellanus qui sonl adressés à celui-ci.
■2. Félix Nève, La Renaissance des lettres en Belgique (1K90), p. 21 g. En i5oq, .Morillon donna chez un libraire parisien une édition de Suétone {ibid., p. 220).