‹ Études sur l'humanisme français:Chapitre 75 sur 113 · Gringore, t. I, p. 44; cf. p · texte numérisé non relu

Gringore, t. I, p. 44; cf. p

2. P. 5y (dans le passage sur la prétendue supériorité des Italiens pour toutes les choses de l'esprit) : « Nam salem eodem aobis pretio quo llalis praeberi, docere istos [les détracteurs de la nation française] potuerunt actores theatrici, qui satyricis eus salibus lotos saepe perfricant, queis acriores non puto ultra Alpem aut Pyrenem inueniri. » Cf. |>. 453 : « Quando illi actores auriti... summum quodque caput salibus suis perfricant. » Un peu plus bas, Budé parle aussi des moralités : « cuin... uitia ipsa personata per prosopopoeias in scenam prodirent, in iis quas uulgo inoralitat.es, nos antiquo uoeabulo ethologias appellamus. »

3. Voir les paroles de 0 Labour » dans une pièce de i523 (.l//e. poés. franc., t. XII, p. 249). Cf., dans L. Thuasne, Roberti Gaguini Epistole, t. II. pp. 35o-

305, « le Débat du laboureur, du preslre el du gendarme >•■ D'autres l'ois, e'esl

Jacques Bonhomme qui esl mis en scène, comme dans un rondeau célèbre de Roger de Collerye (cité par L. Thuasne, ibid., p. 40o).

qu'au thème des plaintes que Labour fait entendre ; d cela restreint d'autant le champ de son invention. Tout nuire est le cas de notre Budé. Son premier mérite, c'est d'avoir su, autant qu'il est possible, dépouiller les préjugés de sa caste el dépasser l'horizon étroit du petil monde où il vivait. Sans doute, on pourrait retrouver, dans certaines de ses opinions politiques, l'influence de son milieu. L'on s'expliquerait ainsi sa haine pour le cardinal d'Amboise ' ; encore faudrait-il reconnaître qu'elle s'inspire en même temps de motifs plus nobles el très désintéressés2. Pour cet amour sincère du peuple donl le de Asse nous offre le témoignage, est-ce autour de lui que Budé en trouvait des exemples? Il était, on s'en souvient peut-être, neveu de maître Etienne Chevalier, trésorier des finances au temps du roi Charles VIP. Il était apparenté à la famille des Poncher, où l'on comptait alors un trésorier de France et un trésorier des guerres '. Il axait des amis dans la famille Ruzé, qui était elle-même alliée aux Semblançav ?. On voit qu'il tenait de près à cette féodalité

1. Le monde parlementaire, auquel Budé touchait de si près, était L'ennemi naturel du cardinal, dont la toute-puissance portait atteinte aux privilèges du Parlement. De même le népotisme de Georges d'Amboise donnait de l'ombrage à ces familles de la bourgeoisie dont était Budé, qui servaient le roi depuis si Longtemps et qui tendaient à accaparer la plupart des charges.

2. Il ne saurait être question d'examiner dans le détail toutes les accusations que Budé a portées contre le puissant cardinal. D'abord, ce n'en est pas ici le lieu, et de plus le personnage est de ceux sur le caractère et le rôle desquels nous ne sommes pas encore suffisamment renseignés. En attendant le travail d'ensemble qu'il mérite d'inspirer, on pourra comparer aux digressions du de Asse les appréciations générales de M. H. Lemonnier {Hist. de France de Lavisse, t. Y, i, pp. 42-/|3 et 92-94). En somme, ce qu'on sait de Georges d'Amboise suffit à expliquer la sévérité dont Budé a fait preuve en Le jugeant.

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