Fo 25 r(> (cf. édit., p
de le suivre dans ces nouveaux développements? Le thème en est emprunté aux lieux communs de la morale chrétienne, on peut même dire de la morale de tous les temps. C'est d'abord qu'il est bien difficile de rencontrer ici-bas la vraie sagesse, et cependant Dieu a fait l'homme capable de raison, mais il s'égare à poursuivre les joies de ce monde1. Une autre sentence nous rappelle que Dieu tient en sa main le cœur des rois. Que ceux-ci veillent donc sur leurs propies actions et sur toutes celles qui s'accomplissent en leur nom2. Une autre nous apprend que la connaissance de la vraie sagesse est ce qui fait la gloire des rois. Il est glorieux, en effet, de posséder ce qu'on a eu de la peine à acquérir. La sagesse se révèle seulement à ceux qui, pour l'approcher, ont consenti à souffrir mille traverses : « pource est ce une vraye gloire et digne de royalle maiesté que de congnoistre et aymer une si vénérable dame, et prendre son esbat avec elle en congnoissant par elle la vérité qui est la lumière par laquelle tout bon et honneste vouloir et propos droictet non depraué par vice, ne dégénérant de la noblesse de nature humaine, qui est innocence nalifue tendant à souuerain bien, est dirigé et adressé a prandre le chemin de la bonne et honneste voye qui mené a fin glorieuse temporelle et perpétuelle » 3. Mais dans la version des Septante, le verset en question présente un sens qui mérite encore plus d'être considéré. Les rois, y est-il dit, doivent porter honneur aux choses honorables. Ils doivent donc protéger les lettres et encourager les savants.
Les lettres, ce sont « les escrains et les aulmoires esquelz la science et sapience a tousiours esté gardée et enclose ' » et c'esl
i. Cf. VEcclésiaSte, vu, 27-29; mais le verset :>.-j n'a pas le sens <jue lui donne Budé. Le développement de ce passage commence, dans le manuscrit, au fo 27 r«, dans l'édition, à la page 69.