If, supra, pp
que le caractère en est plus exclusivement religieux que celui des notes qui onl précédé. Cependant, le litre qui vient d'être transcrit ne suffît pas à résumer le caractère de ces notes nouvelles. Voici d'ailleurs quelques extraits :
Diuus Pet rus successoribus lampada tradidit uitae per uestigia Christi agendae sed Mi extinxerunt.
Liber Lnlheri r?,ç è'p'.oj; (jôjXov fuit et inter alioquin amicos. Mors (Christi luculentûm congiarium.
On rapprochera île cette courte note ce passage «lit de Transita [Lucubr., p. i56 D) : « Gestiens expectatio liberaliuin emeritorum atque congiarii beatitatis a Christo pronunciati. » On peut faire un rapprochement analogue pour une anecdote empruntée à Athénée, dont le récil commence ainsi dans les notes manuscrites : l'sain met ic/ius rejc
aegypti cum scrutàri harenas Libyae statuisset.
Le passage qui y correspond, dans le de Transita, commence, on peut le dire, exactement de la même manière {Lucubr., p. 1 56 D) : « Psammetichus lut opinor) is fuit, qui ut Athenaeus quodam loco retulit, cum scrutàri arenas Libyae statuisset... »
Refonere reliquias uerue religionis quae iam tgpet.
De hellenismo ad christianismum çircumspecte transeundum ne
ai nain nauain in atre/n uetus/aiu ra neida lui/ne niitlatur. Laeae 5° et marri 2°.
Ici s'exprime l'idée même qui devait inspirer à Budé son dernier livre, le de Transita ladlenismi ad christ innisinum .
Enfin, un peu plus loin, le titre suivant se lit en haut d'une page :
Ilepï Ttov v:(i)T£piÇsvTu)V Tcep't tx ~f,ç, h./.Kr^.iz-.-./.r^ SiatâÇewç.
Ce ne sont guère d'ailleurs que des extraits des Pères ou même d'auteurs profanes, qui peuvent être appliqués aux novateurs contemporains. ha paît des réflexions personnelles semble plus considérable dans les pages suivantes, qui sont intitulées :
Qepi Ttov XeutiQpiÇouivfaw xa\ tûv àXXwv tûv veuteptÇcvïtdv. Qepc -y. x%q BeoXeviaç.
Je ne voudrais point d'ailleurs me porter garanl que, dans cette série, il faille attribuer a Budé toutes les réflexions qui se présentent sans
2f>4 GUILLAUME BUDK.
ii. uns d'auteurs. Sa manière habituelle de procéder ferail plutôt croire qu'elles lui ont tout au moins été suggérées par certains passages de ses
lectures. Aussi bien, il importe peu, puisque, dans tous 1rs cas, il prend visiblement à son compte toutes les opinions dont on trouve la trace dans ces notes, 'm peut, à la rigueur, discuter sur la sincérité des principes affichés par Budé dans le de Transi lu Hellenismi. Le livre peut être considéré comme une œuvre de circonstance ; mais on n'en saurait dire autant de ces notes que Budé prenait pour lui seul et dans lesquelles il abordait par avance un des sujets qu'il devait plus tard développer dans ce long traité. Il serait donc intéressant de chercher à quelle époque il convient de les rapporter. Mais, nous l'avons déjà dit. il n'est aucun indice qui permette de résoudre la question. Tout ce que nous pouvons affirmer, c'est que le contenu de ce volume est en partie antérieur à l'année iôiô. car plusieurs des notes qu'on v lit ont été utilisées pour la première édition du de Asse, qui parut justement à cette date. On peut penser que les réflexions sur les luthériens sont postérieures de quelques années seulement ; elles auraient été inspirées parles premières manifestations de la Réforme allemande. En tout cas. voici parmi ces notes celles qui m'ont semblé les plus intéressantes :
Multos homînes ingeniosos abripuit ri absorbuit iwslus Me inundantium errorum opinionumque malejîcarum.
Senatus Me arrogantis doctrinae ri insole ntis décréta noua alia super alia secumque discordantia edit in (lies.
Negant quemque iustum sponsorem uoluntatis suae esse posse, cnin arbitrio mentem humanam mulctarint.
Per istos nihil l'aluni esse /ici'/, quod a maioribus constitutum sii
nul sa ni lu m.
Quorum doctrina inualescens in i/irs' diluuium est orthodoxiae . proluuies errorum christianismi quae fines inundat discriminaque boni ac ma// obruit.
Herculis aerumnam confecisse seseputant </u<>i/ conciliorum auctoritatem ex opinione hominum deiecerint ex cicer.
Cette réflexion est à peu près la dernière de celles qui ont trait aux opinions luthériennes. Le volume se termine par plusieurs extraits dont la plupart sont empruntés à des auteurs profanes. Mans les dernière-.
i. ('.cite expression semble bien indiquer que la unie remonte aux premières années uV la Réforme allemande.
pages reparaît une pensée du Timée qui figurait déjà en tête de ce cjahier ; cette fois, Budé L'oppose à une réflexion d'Origène :
['lato y.-nj"i'.y:) :;:p ::j ttzvt';: esse uoluit in timaeo /jiï. christus charitatem -r^ h:ù.r-Àxt fecît uinculum.