‹ Études sur L'Hyperion d'HölderlinChapitre 27 sur 65 · SH NES · texte numérisé non relu

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sie qui éclatent entre eux sont suivies de tendres réconciliations.

Blessé par la confiance qu'Alabanda témoigne à d'anciens compagnons, HVperion le maudit et le quitte, « ravageant par des paroles brutales le jardin de leur amour » (1). « Nous nous taisions », dit-il, « et nous « aurions voulu sauter au cou l’un de l’autre, mais l’or- « gueil arrêtait dans nos gorges les tendres paroles qui « venaient du cœur » (2).

Cette amitié qui semble brisée à jamais renaît avec une ardeur nouvelle lorsqu'Iyperion, cédant aux appels passionnés d’Alabanda, le rejoint en Morée et combat à son côté pour l'indépendance de la Grèce. Chacun d'eux s'efforce alors de réparer l'injustice dont il se croit coupable vis-à-vis de son ami : « Je m’enthousiasme », dit Hyperion, « pour cet homme admirable et fier qui n’aime « que moi... Alabanda a pleuré devant moi comme un « enfant, il m'a demandé pardon de m'avoir offensé à « Smyrne » (3). Alabanda se montre lui aussi très affeclueux et très dévoué, « lui qui se précipitait parmi les pillards comme un dieu vengeur » (4), il pleure, mainlenant, à la vue de son ami blessé.

À l'attrait physique et irraisonné qui pousse les deux amis l’un vers l’autre, se mêlent de profondes affinités morales. Les ressemblances de leurs natures se révèlent au cours de leurs conversations. Chassé de la maison paternelle, Alabanda se heurta, de bonne heure, à l'indifférence des étrangers, et, dès sa plus tendre jeunesse, il conçut un mécontentement amer de la vie. Mais il ressent, malgré toutes ses désillusions, un besoin profond d’aimer et d'être aimé.

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