‹ Études sur L'Hyperion d'HölderlinChapitre 60 sur 65 · RENE RIT · texte numérisé non relu

RENE RIT

(S)RFEAV EE EIEMISS (4) HW. IL 53.

Du paysage intérieur émanent des teintes et des reflets qui décorent l'apparence des choses d’une auréole de beauté

« Die Sonne ging schamrot auf » QU

« … wo ihn, wie goldnes Gewülk, das versammelte « Griechenland umglänzte » (2).

Parfois, ces images sont les formes que revêtent les regrets ou les pressentiments du poète. Elles semblent la projection lumineuse de son âme : « O, wie der Mond, « der noch am Himmel blieb, die Lust des Tages zu teilen, « so stand ich Einsamer dann auch über den Ebenen » (3).

Le sens du reflet éveille chez le poète une conception originale de l'ombre. Pour lui, l'ombre vit, en elle s'agite une existence mystérieuse qui échappe à l'espace et au temps et qui se déploie en silence, dans le calme des passions éteintes el des mélancolies résignées

« … des Abends, … wenn nun die Erde ein Schatte « War, und unsichthares Leben durch die Zweige säu- « selte » (4).

Ainsi, par opposition à la lumière, l'ombre symbolise la tristesse, non les désespoirs farouches, mais le regret et l'abattement :

« Aber, nicht lange, so war das alles vie ein Licht in «mir erloschen, und stumm und traurig, wie ein Schatte, «sass ich da und suchte das entschwundene Leben » (5).

Le sens des reflets extérieurs s'avive surtout devant les spectacles ou les souvenirs qui émeuvent la sensibilité, ébranlent les représentations intérieures. 11 ne faut donc pas s'étonner si les images qui émanent des choses sont alors plus embellies. Le poète attribue à la beauté et à la

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