CHAPITRE VI
INFLUENCE DE L'ISLAM DANS LE DOMAINE SOCIAL (i)
En adoptant le dogme coranique, les peuples musulmans delà haute Côte d'Ivoire, Malinké et Mandé-Diouia, ne pouvaient pas n^ pas s'imprégner des canorts sociaux que le Livre révélé renferme. Mais ici, plus encore que dans le domaine proprement religieux ou dans le champ des institutiorfcs juridiques, une résistance tenace et passive s'est produite ; la coutume s'est opposée de toutes les forces d'un peuple, et notamment de toute la résistance féminine que le dogme ou le droit tauchent moins, à l'ingérence de l'islam dans les diverses manifestations familiale et sociale. Cette résistance a été renforcée encore par la dispersion des musulmans au milieu des populations animistes, Malinké à l'ouest, Senoufo au centre, Abron <ît Koulangp à l'est.
L'islam subit au contact de ces diverses coutumes une sorte de dégradation perpétuelle. Il n'est pas sans intérêt de suivre ces tentatives de pénétration pacifique dans la coutume, car, il faut le souligner, les institutions sociales des peuples Mandé de la savane, ne sont pas le statut musulman, corrompu par la coutume, mais la coutume ancestrale elle-même, imprégnée de-ci de-là d'infiltrations musulmanes.
(i| Renseignements dus, en nnains endroits, à l'administrateur RrPERT.