‹ Études sur l'Islam et les tribus du Soudan (volume 2)Chapitre 32 sur 75 · Ouwarbé du Nampala · texte numérisé non relu

Ouwarbé du Nampala

L'occupation française trouva A l-Hadji Bougouni Ba à la tête des Peul de Nampala. Après entente avec Abd Er- Rahman, le chef des Bambara de Sokolo, la résistance fut décidée. Des émissaires lui furent alors envoyés pour essayer de traiter; mais, trompé sur leurs intentions et sans qu'on ait jamais bien su comment se passa la chose, il prit peur, leva le masque et se mit à la tête de l'insurrection. Sous ses ordres, se groupèrent les Peul, des Maures Oulad Daoud et les Bambara de Sokolo.

Ce mouvement fut facilement réprimé. Il était intéressant, à un quart de siècle de distance, d'avoir des renseignements de la bouche d'un des principaux acteurs de ce drame, le fama Mademba. Voici son récit :

« Ahmadou venait d'arriver dans le Macina et il se mit aussitôt à intriguer contre nous; son ami Al-Hadji Bougouni, chef de Nampala, fut le principal instrument de ses intrigues. Ce chef se mit en devoir de soulever les populations bambara et de les inféoder à la cause toucouleure. Il n'eut pas grand'peine à arriver à ses fins. Les Bambara,

ayant toujours vécu de brigandage, ne demandaient qu'à retrouver l'occasion de reprendre leur ancienne profession. Ahmadou d'ailleurs envoya bientôt un fort contingent pour convaincre les habitants : ce contingent avait pour chef Oumariel Samba Doudé... »

Les hostilités commencèrent par l'expulsion des percepteurs du Fama. Celui-ci, sentant la sourde fermentation du pays, résolut de se rendre compte lui-même de l'état des esprits. Il partit en tournée avec quelques cavaliers. Le village de Kolodougou lui ferma ses portes et ouvrit le feu sur son petit groupe (26 décembre 1891). Un coup d'audace était nécessaire, et le Fama se résolut à attaquer le village rebelle le lendemain à l'aube. Mais pendant la nuit il reçut avis que Sansanding était menacé ; que la population marka de la capitale était prête à faire défection. Il fallut donc revenir en arrière et se rendre compte de la situation. Au cours de sa retraite, le Fama infligea une défaite aux rebelles entre Fosma et Kala Ynobola. Arrivé à Sansanding, il rendit compte à Ségou et prépara fortement la défense du village.

« Al-Hadji Bougouni cependant s'avançait avec toutes ses troupes sur Sansanding. Les villages bambara qui se trouvaient sur sa route faisaient défection.

« Le Fama reçut des ordres de Ségou qui lui recommandaient prudence et défensive. Le 12 janvier 1892, les sofas de Sansanding bousculèrent un parti d'insurgés à Massala. En représailles de cette action victorieuse, Al-Hadji Bougouni se présenta devant Sansanding et exécuta une attaque qui fut partout et vigoureusement repoussée (12 mars 1892). Le chef des insurgés se retira à Dosséguéla, où il établit son quartier général...

« Dès lors, il n'y eut plus que des actions de détail, parmi lesquelles il faut signaler l'attaque du village ami de Gomakoro, que son énergique chef Bokoba Kouloubaiy repoussa avec vigueur.

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« Le I" mai, le résident de Ségou envoie l'enseigne de vaisseau Biffaut avec 12 laptots et 2 canons- revolvers pour concourir à la défense de Sansanding. Mais la situation demeure inchangée jusqu'au 25 juin, date où le commandant Bonnier, envoyé par le commandant supérieur, arriva à Sansanding. Le dimanche 26 sa colonne grossie des Sofas du Fama prit d'assaut le village de Dosséguéla, où était le quartier général d'Al-Hadji Bougouni et de l'émissaire d'Ahmadou, Oumariel Samba Dondé. Ce dernier fut tué ainsi que 5oo Bambara. Le chef du village se fît sauter. Ce coup décisif produisit le plus grand efifet dans l'esprit des Bambara: tous le chefs firent leur soumission au Fama, et depuis ce temps la tranquillité n'a plus été troublée. »

A quelque temps de là, la smala d'Al-Hadji Bougouni ayant été capturée à Ziddeïa par le lieutenant Mangin, le chef s'enfuit vers le Sahel, chez les Mechdouf (fin 1892). Toute sa vie, il devait rester l'irréductible partisan d'AL Hadj Omar. Il vécut assez misérablement chez les Maures, et notamment chez les Mechdouf , donnantdes leçons coraniques pour vivre. Entre temps, il fit le pèlerinage de la Mecque. L'occupation de Oualata (1912) le contraignit à accepter l'aman, qu'on lui avait maintes fois fait offrir. Il se présentait à Sokolo, le 14 mars 191 2, et, après avoir reçu la défense de se mêler des choses publiques, il se retirait à Nampala, qui lui avait été assigné comme résidence obligatoire, mais usé, presque aveugle, il mourait en 1914.

Il fut remplacé en 1892 par son cousin Bougouni Ba. Celui-ci, sans aucun prestige, sans aucuneinfluence, administra fort mal la tribu.

Al-Hadji Bougouni avait un fils, Mamadou Ba, né vers 1878. Arrêté avec sa mère à titre d'otages, il fut envoyé à l'école des fils de chefs à Kayes en 1896. Il en sortit en 1899 et fut pourvu à Sokolo d'un emploi de secrétaire. Demandé à plusieurs reprises comme chef de canton par

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les notables et chef de fraction, il fut autorisé en 1901 à rentrer chez lui et à seconder Bougouni Ba. Dès lors tout changea : toutes les difficultés s'aplanirent ; l'impôt rentra facilement ; l'administration et la justice ne donnèrent lieu à aucune plainte. Bougouni Ba s'effaça de lui-même, et pendant dix ans fut l'éternel démissionnaire. On finit par autoriser son départ, et, le 8 février 191 1, Mamadou Ba était nommé chef.

Ce personnage est sans contredit un de nos meilleurs agents soudanais. Loyal, dévoué et tout à fait sympathique, il s'est rendu utile dans la politique sahélienne tant vis-àvis des Peul que vis-à-vis des Maures.

Dès 1902, il va chercher Sidi ould Hennoun, chef des Allouch, l'amène à Sokolo et, par sa pression, obtient une sensible amélioration de nos rapports avec cette tribu.

En 1907, il réunissait, à la demande de l'administration et pour faire face à des difficultés possibles, le goum de sa province.

Le 4 juillet 1916, en son absence, sa soukalla était envahie par la première fraction des dissidents Ahel Sidi et sa mère insultée. Il s'empressait d'en rendre compte à Sokolo et conduisait lui-même le détachement méhariste, qu'il secondait de ses gens. Les résultats furent brillants, puisque sur 1 1 dissidents, 7 furent tués et 2 blessés au cours de deux combats.

Les pourparlers qu'il entama peu après avec Chebboun, aménokal des Tenguérédief, jetèrent quelque froid. Emporté par son zèle, Mamadou Ba voulut convaincre Chebboun de l'inutilité de toute révolte contre la France ; mais ses conférences secrètes avec le chef targui, dont on soupçonnait fort et à juste titre la fidélité, firent douter quelque temps du loyalisme du chef peul. Il n'est plus rien subsisté de ce nuage.

Chargé pendant de longues années, outre les Peul de Kampala, des Peul du Kourmary, il a dû, en raison de

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réloignement de ces derniers, les abandonner, en 1917, à son frère aîné Dembel Ba.

Dans l'administration de peuplades aussi dispersées, aussi méfiantes et aussi fuyantes que les Peul, et qui au surplus paraissent animées d'un assez mauvais esprit ou en tout cas du plus vif désir d'indépendance vis-à-vis de notre autorité, Mamadou Ba, actif, intelligent et dévoué, est de toute première utilité. Les Rimaïbé et la classe moyenne des Foulbé lui sont aveuglément dévoués. Seuls quelques individus de l'aristocratie Foulbé-Foro paraissent avoir regretté son frère aîné Dembel Ba. Ses services se sont étendus encore à l'administration des Oulad Daoud (Oulad Zeïd, Djafara et Oulad AUouch iVl-Beguer), qui, depuis la disparition de l'autorité militaire, ont été à peu près complètement abandonnés à eux-mêmes. Ces Maures, qui suivent les Peul dans leurs migrations vers le Dioura et le Macina et sont unis à eux par de nombreux liens matrimoniaux, ont une très grande considération pour Mamadou Ba ; et leur excellente attitude depuis quinze ans procède, la chose est incontestable, de son loyalisme.

Il faut bien mettre une ombre légère au tableau : cherchant à grouper tous les Ouwarbé sous son autorité, Mamadou Ba attire ses cousins d'Akor vers le Nampala, ce qui n'est pas sans provoquer de petits conflits entre les deux provinces et entre les deux chefs.

Mamadou Ba parle très bien le français, connaît fort bien nos usages, et n'est pas sans vernis. C'est de plus un excellent lettré arabe et sa bibliothèque est bien garnie.

Il a été affilié à l'ouird qadri par Modibbo Harnadi Gagny, à Boubou Modi. Ce marabout, mort vers 1906, fut un très grand cheikh local, le ouadi des Peul de Sokolo pendant le dernier quart du dix-neuvième siècle. Il avait été l'élève et le disciple du Foutanké Mamadou Abdoulaye Souadou, vu plus haut, et par lui se rattachait à l'obédience kounta. C'était un savant, mais surtout un Soufi. Tous les

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maîtres et marabouts de Boubou Modi sont ses disciples ou élèves. Il y a été enterré et sa tombe, que ne recouvre aucun mausolée, est très visitée.

Les personnages maraboutiques peul les plus notoires de la province de Nampalasont :

A Barkerou : a) Ibrabima Brahina Ba, né vers 1880, disciple qadri de Modibbo Gagny, précité. 11 a fait ses études à Goumbou, et dirige une école coranique d'une quinzaine d'élèves, dont quelques fillettes. Assez instruit, il jouit d'une certaine considération ; b) Mamadou Cheikh Ba, né vers i865, élève de son pèreet disciple qadri d'Alfa Hamma Samba Diallo, le vieux marabout le plus instruit et le plus considéré du Dioura. Mamadou, qui dirigeait jadis une école coranique, l'a fermée pour se consacrer au droit, où il est passé maître. Il fait un cours juridique à deux ou trois jeunes gens. Son influence est localisée à Barkerou.

A Boubou Modi: a) Hamadou Gàgnéré Diallo, né vers iSôoet qui vient de mourir en 1914. Marabout peu instruit, mais d'une grande piété, Hamadou exerçait un grand ascendant sur les Ouwarbé. Il est mort en odeur de sainteté, laissant la direction dé son école à son fils Hamadou, qui le suppléait d'ailleurs depuis plusieurs années. Il était le disciple qadri de Modibbo Hamadi ; b) Abd Er-Rahman, né vers 1872, fils de Modibbo Hamadi Gagny, précité. Il n'a pas hérité de la science et de l'influence de son père et se contente de la direction de son école; c) Sidi Gadabaga Dounkara, né vers 1880, disciple de Hamadou Gàgnéré, précité. C'est un marabout peu instruit et sans influence.

A Bourgou-Silatigui : a) Al-Hadji Hamadi Kébé Ba, né vers i85o, élève et disciple qadri de Bou Bakar Chékou Fofana, le fameux ouali de Dioura (i9i5). Al-Hadji, qui porte ce nom suivant la coutume locale sans avoir fait le pèlerinage, est aveugle et a à peu près perdu tous les élèves de son

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école. Mais sa dignité d'imam du village el de moqaddem qadri lui assure le respect de tous. Son principal disciple est Samba Demba Ba, né vers 1882, maître d'école assez achalandé à Bourgou-Silatigui. b) Hamadi Kébé Ba, dit Hamadi Demba Ba, né vers 1870. C'est un marabout errant, qui a fait ses études à Nioro, à Kayes, à Dienné, et qui plus tard a continué ses courses du Haut-Sénégal au Moyen- Niger. Il a des femmes un peu partout, à Niafunké, à Nioro, etc. Il gagne sa vie par la fabrication d'amulettes fort appréciées du public. C'est surtout un excellent juriste musulman, coté comme tel par tous les Peul du cercle. Ouvert et intelligent, c'est un homme sympathique. Il a reçu Touird qadri d'Alfa Boubou So, de Sossobé Tagoro, dans le Macina, disciple d'Alfa Souleyman, Foutanké de Hamdallahi. Celui-ci se rattache à Alfa Nouhou Tahirou, le pieux missionnaire du grand cheikh Sidi-1-Mokhtar, le Kounti. c) Ousman Boukar Kébé Ba, né vers i883, petit maître d'école, disciple qadri de Modibbo Hamadi Gagny Ba, précité.

A Dianwéli^ centre maraboutique assez important, mais sans personnalités bien accusées, Hamadou Aliou Fofana, né vers 1890; Dandi Koné, né vers 1890; Siddati ould Kheina Nati, Maure pouUisé, né vers 1890, tous trois petits maîtres d'écoles que fréquentent 5 à 10 élèves.

A Goudron, Modibbo Bohou Ba, dit Modibbou Sala Ba, né vers 1848 à Karé, dans le Dioura. Il y a fait ses premières études et les a achevées à Akor. Il s'est enfin retiré dans le Nampala. C'est un homme fort instruit et très connu parmi les Ouw^arbé de Sokolo, auprès de qui il jouit d'une grande réputation d'équité, depuis le temps où il était leur cadi. Il a délaissé son école coranique pour se consacrer à l'enseignement du droit à quelques jeunes gens. Il a une bonne bibliothèque. Imam du village, il fait aussi le mufti et le fabricant d'amulettes appréciées. Il préside les séances de la dahrat pendant le Ramadan. Il est enfin mo-

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qaddem qadri, et relève par son frère, Bouya Bohou, de Taïbou Sidi, pouUo boaro, qui s'en fut étudier à Tombouctou auprès du cheikh Sidi-1-Mokhtar As-Sarir, le Kounti, et, rentré chez lui, en fut le principal missionnaire. Modibbo Bokou Ba est un homme ouvert et sympathique. Son fils Bouaddi, ainsi nommé en l'honneur des Kounta, fait le cultivateur pour le compte de son père, à qui les cadeaux, nombreux pourtant, de tous les Peul de la région ne suffisent pas pour vivre.

En dehors de ce saint homme, il n'y a guère à citer à Goudrou que Alfa Hamadi Sali Ba, né vers 1878, hafidh réputé chez les Ouwarbé, et disciple qadri de Modibbo Hamadi Gagny Ba, de Boubou Modi.

A Kobaddij l'imam local, Hamadou Modyo Ba, né vers i85o, petit maître d'école.

A Nampala^ foyer d'Islam très vivace : a) Hamadou Hamadi Ba, né vers i853, mort en 19 14, ancien cadi de Nampala, personnage fort instruit et professeur regretté. 11 était qadri de l'obédience de Modibbo Gagny Ba. b) Hamadi Amiri Ba, né vers 1 858, marabout tranquille, c) Afla Seidou Samba Ba, Poullo pitado,. né vers' i838 à Diengo (Bandia gara). Après une vie orageuse dans les régions de Dienné, Ségou, Niafunké et Sokolo, il était installé à Alatonna à l'arrivée des Français. La pureté de sa foi ne lui permettant pas de respirer le même air que les chrétiens, il s'en fut avec Ai-Hadji Bougouni chez les Maures du Hodh et nomadisa vingt ans avec eux. Il vint enfin se fixer à Nampala, en 191 3, après l'occupation de Oualata. C'est le plus en vue des marabouts locaux, mais il est aussi très connu dans toute la région et notamment dans le Macina, où il tenta un jour, suivi de ses télamides, de se faire nommer chef du pays en se substituant à Hamadou Hamadou Ghékou.

Ce vieil homme fanatique offre beaucoup d'intérêt par les souvenirs de sa vie. qu'il aime raconter. Il est fort instruit, mais n'enseigne plus, son grand âge ne le lui per-

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mettant pas. Il fait quelques amulettes et rend, à l'occasion, des décisions juridiques.

Moqaddem qadri par affiliation de Souleyman Sadio de Hamdallahi, il se rattache à Alfa Nouhou Tahirou, le grand missionnaire poullo du cheikh Sidi-1-Mokhtar le Kounti.

Il vit avec son troisième fils Hamadou; le premier est à Kobé (Issa-Ber) ; le second à Néma.

A Oudiabé, qui est le centre islamique le plus important de la région après Sokolo : a) Bokar Bouyaté Ba, né vers i85o à Tenedié près de Néma, marabout fort instruit, juriste consommé et surtout Soufi détaché des choses de ce monde et voué aux œuvres de piété et de mortification. Tous les Ouwarbé de Nampala le considèrent comme un ouali et lui font de nombreux cadeaux de bétail. Il en est de même des marabouts d'Akor, qu'il a attirés à sa Voie lors de son passage en cette cité. Imam du village, mufti et tamsir, il est aussi moqaddem qadri par affiliation, de son frère, Dembel Bouyaté Ba. Dembel était le disciple deTaïebou Sidi,déjà vu. Bokar a fermé son école coranique, mais donne l'instruction supérieure islamique à ses deux fils, Hamadi et Birahima, déjà marabouts de renom.

Le neveu de Bokar, Hamadou Dembel, né vers 1872. Ba dirige à Oudiabé une école d'une demi-douzaine d'élèves.

b) Birahima Seïdi Ba, né vers 1870, chef du village et à l'occasion maître d'école. Personnage sympathique et instruit.

c) Bougouni Seïdi Ba, né vers i85o, et Dembel Seïdi Ba, né vers 1872, élèves et disciples qadri de Dembel Bouyaté Ba, précité. Ce sont de petits maîtres assez instruits, mais sans influence.

A Rangahé, l'imam du village, Sékou Sambouldé Dial, né vers i865, disciple qadri de Hamadou Guidado Dial.

A Sogobara, Sékou Hamadi Oumarou Dial, né vers 1860, imam du village.

A Torobé, Hamma Dioumo Fofana, né vers i85o, et Se-

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kou Hamadi Demba Fofana, né vers 1870, tous deux petits maîtres d'école sans importance et disciples qadrïa du père du premier, Hamadi Dioumo Fofana. Hamma est Pimam du village.

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