IV. — Les Diaw^ambé
L'élément diawando, aux origines et à la situation ethniques encore mal définies, et, semble-t-il, sorte de caste poullo, est représenté, dans le Sahel occidental, par près de 5.000 individus. Les neuf dixièmes (4.096) sont concentrés dans le Kingui, où on leur a donné l'autonomie cantonale : c'est le Kingui diawando. Les autres, qui atteignent le le chiffre de 400 environ, forment le petit groupement de Sangha-diawando, également autonome.
Ces deux groupements, surtout le premier, sont de beaucoup les plus importants groupements diawambé de tout le Soudan. Ils ont au surplus une vie propre et une commune histoire. Les traditions de la création de Nioro diffèrent sur bien des points ; elles s'accordent toutes à attribuer cette fondation aux Diaw^ambé.
L'Islam de ces Diau^ambé est des plus tièdes, encore qu'ils s'en réclament avec vigueur. Les plus notoires marabouts sont: a) Issa Guidado La, né vers 1860, qui fut
longtemps le cadi des Diawambé et qui est aujourd'hui suppléé par Mamadou Fodié Diallo. Il est resté leur grand marabout et jouit d'une très grande considération dans le Kingui ; b) Bou Bakar Hammadi La, petit maître d'école à Nioro-Médina, disciple tidiani du poullo Alfa Amiri, qui comptait parmi les suivants d'Al-Hadj Omar.
Tout le clan diawando des Guimbayoro se pose en clan maraboutique.