‹ Études sur l'origine des BasquesChapitre 13 sur 39 · PLURIEL · texte numérisé non relu

PLURIEL

PASSIF

. Idi — a,

PASSIF

. Idi —

ak,

ACTIF

. Idi — ak,

ACTIF

. Idi —

ek,

GÉNITIF

. Idi — a (r)m,

GÉNITIF

. Idi —

en.

DATIF

. Idi — ari,

DATIF

. Idi —

ei,

MÉDIATIF.

. Idi — aZy

MÉDIATIF.

. Idi —

ez OU eta

POSITIF

: Idi — {t)any

POSITIF

. Idi —

etan.

ABLATIF

. Idi — tik.

ABLATIF

. Idi —

etarik,

DIRECTIF

. Idi — ra.

DIRECTIF

. Idi —

êtara.

L'indéfini n'a poipt de nombre, dit le capitaine Duvoisin, et un mot exprime, dans ce mode, un sens pluriel tout aussi bien (}u'un sens singulier : gizon bat (un homme}, ehun glzon (cent hommes). Il marque les relations d'un caractère vague, et possède le cas partitif, qui manque au singulier et au pluriel. Dans le mode défini, le singulier est caractérisé par a placé avant la terminaison, toutes les fois que les lois de Teuphonie ne s'y opposent pas. Quand ces lois n'y mettent pas non plus obstacle, le pluriel est indiqué par un e placé dans la. même position.

(4) Les lettres placées entre parenthèses, dans ce paradigme, sont t>uphoniques.

Il n'y a d'exception que \v>m le passif qui est terminé en ak, comme lactif singulier, lequel n'en diffère que par Taccent toni que. Lactif singulier le prend sur la dernière voyelle : gizon&k joduy l'homme l'a frappé; le passif pluriel la prend sur la pénultième : gizônak jo ditutze^ ils ont frappé les hommes.

Le cas po^^/ est , à l'indéfini, la racine des mots simples et le radical des mots composés. Il ne possède, à cet indéfini, aucun signe déclinatif, et il est accompagné, presque toujours, do quelque mot qui emporte l'articulation, quelle qu'elle soit, et fait tomber le nom au passif indéfini. Gizon hunen behia, la vache de cet homme ; gizon, qui aurait dd être naturellement au génitif, tombe au passif parce que le pronom sest emparé de Tarticulation. Les actifs sont sujets du verbe actif. Vactif indéfini est précédé d'un nom de nombre ou d'un pronom. Le sens du génitif ei du datif est le même qu'en latin. Le partitif n'existe qu'à l'indéfini, et se traduit en français de plusieurs manières, dont le détail serait trop long. Le médiatif a le son:? de par, à travers; le positif celui de en, dans; rafe/ati/* marque, pour ainsi dire, un mouvement d extraction, et le dîrectif correspond à peu près à l'adverbe vers (1).

Les noms d'êtres raisonnables (homme, père, enfant, forgeron, etc.)? sont, c( au positif, à l'ablatif et au dîrectif, sous l'empire de formes à sens respectueux. Par exemple, on dira : oihanetik oihanera (de forêt en forêt); de même on indiquera une descendance de père en fils : aitatik sèmera. Mais pour marquer qu'on est allé du père au fils, on dira : aitaren gatik semearen jana, ce qui revient à cette formule française : de la personne du père à celle du fils, ou à cette autre : de chez le père auprès dufilsii).r>

l^s noms propres d'hommes ne se déclinent qu'à l'indélini , ot le positif, l'anlalif et le direclif, sont ici remplacés par dos

(f) DinroistN, Étude sur la déclin, basque, paasini. ft) Id., Ibid., p. C.

phrases respectueuses. Ces noms demeurent inaltérables. Ainsi Joana (Jeanne) se déclinera comme suit :

PASSIF

. Joana.

ACTIF

. Joana — k.

GÉNITIF

. Joana — [r]en (1).

DATIF

. Joana-'[r]i.

PARTITIF.. .

. /oana— (r)îA;.

HÉDIATIF.. .

. Joana — z.

POSITIF

. Joanaren baithnn.

ABLATIF

Joanaren haUharik ou ganik

DIRECTIF

. Joanarm baithara ongana-

Les noms propres de lieux, excepté ceux des maisons, sont personnifiés et déclinés à Tindéfini. Ils ont les neuf cas de ce mode, sans formes respectueuses. Leur indéfini diffère, au positif, à l'ablatif et au directif , de celui des noms communs. Les signes déclinatifs du singulier remplacent, pour ces trois cas, les désinences de la déclinaison indéfinie commune. (( Il y a pourtant une légère distinction au positif des noms propres terminés par une consonne : ils le font en au lieu de ean^ et ceux qui ont une voyelle pour finale ajoutent simplement un n. Par exemple, quand $eme (fils) fait semean^ ilfaule (Hauléon) fera ifâufen; lan (travail) fait lanean et Lwr- TWfi (nom de montagne) fera Larrunen (2). » Voici deux exemples de déclinaison de noms propres de lieux, Vun terminé par une consonne, et l'autre par une voyelle.

PASSIF

Larrun,

■ d Bidarray.

ACTIF

Larun-{e)k (3),

Bidarray-k ou [e)k.

GÉNITIF

Larun'[er)en,

Bidarray-en,

(1) Les lettres entre parenthèses sont purement euphoniques.

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