CHAPITRE VII. 34S
divisé en dixièmes de centimètre cube, el contenant une dissolution amnioniacale telle que dix gouttes environ saturent l'acide de 5occ de moût.
Pour opérer on agite dans une fiole de illt à peu près i5orc d'eau distillée, à la température ambiante pendant une minute, ce qui la sature d'air; on en prend la température.
Fig. 81.
Si l'on visait à une grande précision, il conviendrait de noter la pression barométrique.
On introduit dans le flacon E environ 5occ de la liqueur
d'indigo, 200cc d'eau vers 6o°, et l'on remplit le tube e jusqu'en b d'eau saturée d'air; puis on chasse l'air du flacon E par un courant d'hydrogène.
On fait passer exactement la liqueur bleue du flacon à la teinte jaune en faisant tomber dans le flacon E, goutte à goutte, l'hydro sulfite dont on a rempli la burette D.
On verse alors 5occ de l'eau distillée saturée d'air dans l'entonnoir a, et l'on fait passer cette eau dans le flacon : la teinte bleue reparaît. On ramène exactement le liquide à la teinte jaune. Soit n le nombre de divisions de la burette représentant le volume d'hydrosulfîte employé.
On répète sans retard cette dernière opération avec 5o,c du moût dont on veut doser l'oxygène, après avoir mis dans l'entonnoir a un nombre de gouttes de la solution ammoniacale suffisant pour neutraliser l'acide du moût : soit n' le nombre de divisions d'hydrosulfîte employé.
On renouvelle l'expérience avec oocc d'eau saturée : soit n" le nombre obtenu (i).
Le rapport de la quantité d'oxygène dissous dans le moût à la quantité d'oxygène contenue dans le même volume d'eau saturée d'air, à la température t et sous la pression H, sera
- — ; — jti et il suffira dans bien des cas de connaître ce rapport.
Si l'on a besoin de déduire de ce rapport la quantité d'oxygène dissous dans un volume V du même moût, il suffira de multiplier ce rapport par la quantité d'oxygène contenue dans l'eau saturée d'air à la température t et à la pression H, sons le même volume, problème facile à résoudre si l'on connaît les coefficients de solubilité de l'oxygène dans l'eau aux diverses températures. Or ces coefficients sont donnés, pour les températures ordinaires, par la Table suivante, qui n'est autre que
(i) Pour peu que le moût ou la liqueur à essayer ne soit pas parfaitement neutre, les nombres n et n" diffèrent ; si elle est acide n" <C.n, si elle est alcaline n<^n"; ce serait même là un moyen très-exact de doser l'acidité ou l'alcalinité d'un liquide coloré quelconque.