CHAPITRE VII
celle de Bunsen, dont on n'a conservé que les trois premiers chiffres.
Températures. Coefiîcienls. Températures. Coeflicients.
4 o.oS1; i5 o,o3o
5 o,o36 iG 0,02g
La première condition pour qu'on puisse compter sur l'exactitude de ce mode d'opération, c'est qu'un liquide agité à l'air pendant une minute , comme il a été dit plus haut, se sature exactement d'oxygène; c'est en effet ce qui a lieu : en dosant l'oxygène de diverses portions d'un liquide ainsi traitées, on a toujours obtenu les mêmes nombres à ~j près de leur valeur.
A la vérité, 1 oxygène dissous en quantité variable dans le liquide de la partie du tube eb, ainsi que l'oxvgène absorbé pendant la manipulation du liquide à l'air, constituent autant de causes d'erreur. Mais 1 expérience a prouvé que ces causes d'erreur sont insignifiantes tant qu'on opère sur un liquide dont l'aération n'est pas très-éloignée du point de saturation, et dans lequel le coefficient de solubilité de l'oxygène ne s'éloigne pas trop du coefficient de solubilité de ce gaz dans l'eau : dans ces conditions, on a toujours trouvé pour un même liquide et l'eau distillée saturée, placés dans les mêmes circonstances, un rapport constant à -^près de sa valeur.
Si, au contraire, on opère sur un liquide qui ne dissout qu'une faible proportion d'oxvgène, ces causes d'erreur peuvent avoir une grande influence, et il faut les supprimer : on traite le liquide soumis à l'expérience, à l'abri de l'air, en le
faisant passer directement par aspiration du vase qui le contient dans la pipette H portant une jauge de 5occ, et de celleci dans le flacon E en mettant cette pipette à la place de la boule a; enfin, avant de placer la pipette, on fait écouler par pression dans le tube eb une petite portion du liquide du flacon amené exactement à la teinte jaune, de façon à éviter la cause d'erreur provenant de l'air dissous dans le liquide de ce tube.
On peut encore faire écouler directement le liquide dont on veut doser l'oxygène du vase qu'il contient dans le flacon E ; le reste des opérations s'exécute comme il a été dit plus haut.
C'est par cette méthode qu'on a dosé l'oxvgène dissous à saturation dans le moût de bière. Voici les principaux résultats obtenus par M. Raulin :
i° Aux diverses pressions, le rapport des quantités d'oxygène dissous dans l'eau et dans le moût est constant, toutes choses égales d'ailleurs :
Ce rapport a été trouvé égal à 1,20 pour du moût et de l'eau saturée d'air à la pression ordinaire, et à 1,24 pour du moût et de l'eau saturée dans l'oxvgène pur ;
20 Le rapport du coefficient de solubilité de l'oxygène dans l'eau au coefficient de solubilité de l'oxygène dans le moût est à peu près constant aux diverses températures de l'atmosphère; cependant il augmente légèrement quand la température diminue.
Ce rapport a été trouvé égal à
Températures.
Un autre moût a donné les résultats suivants : Températures.